Un court avant le Shour: Le Genre Humain de David Lavignasse.

  • Cinéma 
  • mercredi 8 août 2012 à 01:14 GMT

Ou comment l’Homme s’y prend pour détruire l’Homme.

Ce soir, chers lecteurs, j’ai choisi pour vous un court qui a fait parler de lui à une certaine période, un court qui a attisé mon attention, se distinguant par une morale toute simple, pour ne pas dire usagée par tellement de réalisateurs et scénaristes, celle de l’homme, le plus grand prédateur de la planète, sa capacité à se montrer sous son meilleur jour comme sous son pire aspect.

« Il a fallu que je monte ce film pour me rendre compte que la race dont je fais partie est capable de bonté comme de cruauté. » affirme David Lavignasse, réalisateur du court « Le Genre Humain ».

Défilent en premier lieu de belles images illustrant le bonheur de l’homme à l’état pur, sa joie de vivre qu’il communique à son prochain, aspirant à vivre une vie stable et tranquille. Cependant, on est vite désillusionnés par la cadence du court qui change subitement, la voix off décrivant des images atroces de cadavres éparpillés, de catastrophes causées par l’Homme, des villages ravagés, pillés, de ségrégation raciale, de génocides ethniques, et tant d’autres maux dont souffrent les peuples piégés dans un conflit d’intérêts qui ne cesse de faire de nouvelles victimes.

La cruauté de certaines scènes illustrant l’abattement sans merci des animaux est tellement affligeante qu’on vient à se demander si la barbarie de l’être humain n’a pas de fin.

Un court dont la qualité cinématographique est certes moindre, ce qui n’enlève en rien de la véracité de son contenu. D’autant plus qu’après l’avoir regardé, une question importante nous taraude l’esprit:  Gardons-nous les yeux fermés par manque de courage, ou par instinct de préservation ?

Image de prévisualisation YouTube

Réalisation:  David Lavignasse


Scénario:        David Lavignasse


Société de production  : Genesis Production 2011