Un Court avant Le Shour: Der Stadtstreicher (Le Clochard) de Rainer Werner Fassbinder

  • Cinéma 
  • mardi 31 juillet 2012 à 01:51 GMT

Chaque soir comme promis, nous vous présentons un court métrage, parce qu’un peu de culture cinéma nous fera du bien en ce mois où c’est surtout les ch’Hiwates et la spiritualité qui occupent nos esprits.

Je me lance ce soir dans la présentation d’un des premiers courts métrages, et premier film par la même occasion, d’un grand monsieur du cinéma allemand, Rainer Werner Fassbinder, qui n’est plus à présenter. Ce court métrage, par contre, méconnu du grand public, est une belle petite perle. J’espère que vous serez en mesure d’apprécier l’errance d’un clochard dans la ville de Munich, qui après avoir trouvé un pistolet oscille entre le désir de s’en débarrasser et l’envie de l’utiliser pour se suicider.

Le film est jugé pessimiste et quelque peu prétentieux, surtout pour un premier film. Il donne à voir des références intéressantes néanmoins, et qui peuvent être considérées comme des clefs de lectures de ses influences pour les films qui ont suivi. Il s’agit clairement d’un hommage à un film de Rohmer, Le signe du lion, dans lequel un homme, bien intégré dans la société, se retrouvait, par un concours de circonstances, en train d’errer dans le Paris désertique du mois d’août. On peut y voir aussi l’influence du néo-réalisme italien et de la nouvelle vague française dont Fassbinder est très imprégné.

Une belle étude de l’errance et quelques moments touchants, le tout en noir et blanc. Un cinéma reposant et émouvant pour les amateurs de cinéma allemand, et pour les autres aussi (10 minutes, faites un effort).

N.B: Film découvert en faisant les murs sur facebook, merci Martin. La culture n’a pas d’adresse.


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