Twilight, la fin de la mascarade

Le mercredi 14 novembre 2012, se sont données rendez-vous minettes pré-pubères et quinquagénaires impétueuses qui ont même demandé à voir mon ticket pour vérifier si je n’avais pris leur place ( non mesdames, vous vous êtes trompées de rangée ).  Après une attente interminable – quoique, que pouvons nous réellement attendre d’un Twilight ? – le film commença enfin, sous les applaudissements de la salle.

Que l’on soit bien clair, je ne suis pas une fan des livres, encore moins de l’adaptation cinématographique de la saga. Ceci dit, j’avais décidé que je partirai voir la deuxième partie du quatrième chapitre de Twilight avec un esprit « open » .  J’avais décidé de faire abstraction de toutes les pensées négatives m’effleurant à chaque fois que je croisais le corps scintillant de Robert ou la moue impassible de Stewart sur une affiche. Je voulais être objective et non biaisée lors de ma critique, histoire de donner sa chance au film.

Seulement, ce qui suivit mit fin à mes bonnes intentions.

Au moment où je m’y attendais le moins surgit de nulle part cette réplique Ô combien profonde : « C’est formidable, on a la même température ». Je restai coite. Le vampire avait encore frappé. Stewart quand à elle, fidèle à sa mine guindée,  répondit par un baiser qu’elle voulait passionné mais qui se révéla niais à souhait.

Dès les premières scènes, le script nous en dit long. Les dialogues nous paraissent alors comme une violente atteinte à l’intelligence humaine, sans parler des effets spéciaux, véritable insulte pour les spectateurs. L’on voit tout de suite la supercherie, on n’arrive ni à s’attacher ni à se projeter dans l’histoire. Sans parler des scènes à rallonge qui nous ennuient, nous endorment ou nous font pouffer de rire sous les chuts furieux de la salle.

Néanmoins, je tiens quand même à faire preuve de bon sens, car il serait facile de sortir un tas d’arguments sur le pourquoi du comment de la bêtise de Twilight. Je pourrais par ailleurs avancer -prudemment- que le jeu des acteurs s’est légèrement amélioré à moins que ce soit la tournure des évènements qui a permis à Stewart de passer de sa mine constipée à une Bella qui se mêle à l’action. En effet, elle gambade pour chasser, frappe le pauvre Jacob et puis au lit, on va dire qu’elle n’a plus (trop) ses allures de moule.

Conclusion? Il me faudra bien admettre que « Twilight : the breaking dawn part II » se trouve être meilleur que les quatre précédents autres films.Pour ses scènes d’actions sans doute, pour son intrigue, sa soundtrack fort sympathique  ou seulement parce que c’est la fin de Twilight ? Je ne saurais dire.

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