Track-By-Track Review #1 : Bankrupt! des Phoenix

Nous vous en parlions ici dans notre actualité du 22 Janvier dernier:  les Phoenix sortent un nouvel album nommé Bankrupt!, titre très évocateur surtout en ces temps de crise.
Et comme à Artisthick, on ne fait pas les choses à moitié , nous vous proposons un track-by-track review du dernier Bankrupt! des Phoenix, bien évidement il sera difficile de faire mieux que son grand frère, le gagnant du Grammy Award Wolfgang Amadeus, néanmoins on s’affranchira du succès de ce dernier afin de fournir une critique dénuée de préjugés « Faisons table rase » comme dirait ce cher Descartes.

Il n’y a et n’y aura jamais assez de mots pour décrire toutes les expériences acoustiques que nous percevons. Néanmoins je tâcherai de m’exprimer au mieux tout en essayant d’éviter de tomber dans une redondance de description, malgré l’homogénéité courante des pistes d’un même album, étant donné qu’elles s’inscrivent généralement dans le même esprit.

Entertainment : Le morceau choisi pour introduire l’album est empli d’une ambiance electro au rythme accéléré couplé à des notes oriento-asiatiques, cette touche originale marquera l’ensemble de Entertainment. Les instruments accompagnent la voix cristalline de Thomas Mars en parfaite synchronisation et se mêlent harmonieusement au synthétiseur pour enfin déboucher sur une jolie séquence de chœur.

The Real Thing : Beaucoup plus nonchalante, les percussions sont plus persistantes dans The Real Thing, ils accompagnent la progression de la piste au fur et a mesure que l’écoute se poursuit. Le rythme accélère et décélère de façon lunatique. Une touche electro légèrement similaire à celle de la piste précédente s’invite à ce concert de mélodies relaxantes.

S.O.S. In Bel Air
 : L’entrée sur le bruit d’un réacteur d’avion permet d’attirer l’auditeur au premier abord, le chorus harmonieux et le chant en parallèle sont bien combinés, ce qui rend les refrains de S.O.S. In Bel Air très accrocheurs, la variation du rythme est cool, on ne s’ennuie pas à écouter ce morceau.

Trying To Be Cool
 : Les paroles de Trying To Be Cool s’inscrivent dans les classiques du love-story, mais restent toutefois assez originales et vous attireront rapidement. En gros elles relatent les complaintes d’un amoureux incompris qui essaie de plaire à sa bien aimée. Nonobstant les paroles, le rythme du morceau est bien cadencé, personnellement je préfère ce genre de rythmes peu variants couplé à une présence modérée des instruments.

Bankrupt! : L’absence de paroles dans une grande partie de ce morceau ne l’empêche pas de véhiculer une grande part de spiritualité. Composé en majeure partie d’une musique electro calme, Bankrupt! vous bernera avec ça douceur pour l’abandonner au profit d’une sonorité plus agressive en progression continue, pour finir en apothéose:  les vibrations des cordes vocales de Thomas Mars accompagnées de guitare électrique.

Drakkar Noir : Dès le début de ce morceau on arrive à sentir l’ambiance détendue qui régnait au studio parisien lors de son enregistrement. Pour une raison inconnue Drakkar Noir est mon morceau préféré, peut-être est-ce à cause du titre même de la piste assez redondant dans les paroles et prononcé avec l’accent français au beau milieu d’une chanson en anglais; ce qui lui donne un charme particulier. Le rythme est bien cadencé et le ton de la voix reste jovial jusqu’à la fin. Et comme la majorité de l’album, il s’y trouve  une ambiance electro avec une humeur détendue sert de background musical à cette piste.

Chloroform : Si on n’y prête pas trop d’attention, on risque de confondre cette piste avec la continuité du morceau précédent, en effet le début de Chloroform vient s’engrener sur la fin de Drakkar Noir ce qui fait que la transition en est carrément masquée ! Toutefois on ne se laissera pas berner bien longtemps, car le rythme de Chloroform prend rapidement une cadence lente et nonchalante, les percussions sont nettement moins présentes et les instruments accompagnent paresseusement la voix mélodieuse du Versaillais.

Don’t : Synthétiseur et percussions à volonté, cette piste est un de ces mélanges classiques qui vous pousseront à hocher de la tête sans vous en rendre compte, surtout si vous l’écoutez avec des intra-oriculaires. Les vers et le chorus sont très faciles à retenir, ce qui fera de Don’t un morceau qui vous trottera longtemps dans la tête. Et pour déconner un peu, si vous avez des migraines chroniques, évitez ce morceau !

Bourgeois : L’entrée sur de l’electo progressive s’estompe brusquement pour laisser la voix de Thomas vous bercer doucement sur des paroles narguant le « Bourgeois » . Il n’est pas difficile de distinguer les paroles de cette piste, ce qui la rend vraiment facile et plaisante à écouter tant par sa légèreté que par sa musicalité.

Oblique City : Énergique , cette piste opère un démarrage en force avec des percussions electro suivis d’orgue pour être rapidement rejoints par la voix de T. Mars. Les instruments ne se font pas discrets et la guitare électrique est très distinguée. Le rythme quant à lui conserve une certaine monotonie assez dérangeante, il est sans conteste que Oblique City est bien fait mais je n’ai pas beaucoup apprécié ce morceau car on sent qu’il est trop chargé en sonorités et j’avoue être resté sur ma faim avec cette dernière piste qui était sensée clore l’album.

Pour les aficionados des Phoenix, la version delux de l’album propose un morceau d’à peu près 1h des répétitions en studio lors de l’enregistrement de Bankrupt! .

Drakkar Noir :
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