« To My Land » de Nabil Ayouch : des paroles libres

Nabil Ayouch My Land

C’est dans une ambiance intimiste, que Nabil Ayouch a présenté son nouveau concept, « To My Land », au Musée de la Fondation Abderrahmane Slaoui.  Il s’agit du premier web documentaire marocain où le réalisateur nous livre des témoignages incroyables sur ceux qui vivent le conflit israélo-palestinien.  Si « To My Land » a été pensé pour le web, c’est parce que c’est le format le plus adapté pour ce film complètement indépendant et gratuit.

Avec cette plateforme,  l’idée est non seulement de refaire le même voyage que Nabil Ayouch à travers quatorze étapes en allant à la rencontre de ces personnes, mais aussi de le partager et créer le débat.  Par ailleurs, c’est parce que son film « My Land » ne contient pas toutes les séquences qu’il voulait partager, tel que le témoignage de sa grand-mère, que « To My Land » est né.

« C’est un conflit qui nous remue depuis plus de 60 ans maintenant, donc il y a des choses un peu dures à entendre », dit Nabil Ayouch animé par une grande passion intérieure de partager ces paroles d’or. Nous nous devons d’entendre ces avis qui divergent et s’opposent : ceux d’israéliens, d’habitants de la Cisjordanie, de professeurs universitaires, de nouveaux sionistes, de militants, et autres. Il est certain que pour servir la cause palestienne, il faut confronter toutes les opinions. Le débat est, sans aucun doute, la route vers une solution à long-terme.

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Israel n’est pas comme n’importe quel pays. L’évoquer en soi réveille une tension et des opinions qui se confrontent pense Nabil Ayouch. « Mon opinion politique par rapport à la politique du gouvernement israelien n’a pas changé et ne changera jamais parce que, pour moi, l’injustice que subit le peuple palestien est une des plus grandes injustice du 20e et 21e siècle mais n’empêche qu’au delà d’une injustice, il y a une parole. Ce film est la possibilité de donner de la visibilité à ces paroles, celui qui veut l’entendre l’entend, celui qui ne veut pas ne l’entendra pas » affirme Nabil Ayouch. Il est simplement important de conserver le lien d’échange culturel, quels que soient les partis, car c’est bien lui qui nous permet de faire passer des paroles libres.

« To My Land » sera mis en ligne sur www.to-myland.com le jeudi 24 avril, à 20h en version française et arabe.  Il est accessible depuis n’importe quel appareil mobile ou ordinateur. Un chat est prévu sur ce site pour continuer le débat. Sinon, libérons ces paroles en les partageant à travers Facebook, le hashtag #tomyland sur Twitter, ainsi que d’autres réseaux.

Dina Fikri Benbrahim

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