The People vs O.J Simpson: l’affaire du siècle sur petit écran

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Le double homicide dont le célèbre footballeur américain O.J « The Juice » Simpson a été accusé au début des années 90 a été considéré comme l’affaire du siècle, puisqu’il a partagé la population américaine qui n’avait désormais qu’une question: Did he do it? L’affaire a tellement été médiatisée étant donné le statut et la notoriété de l’accusé que le procès de ce dernier a été suivi en direct par près de 100 millions de personnes partout à travers le monde. Le crime a également créé un tollé non négligeable en Amérique: Certains dénonçaient la barbarie et l’immondité avec lesquels les deux meurtres ont été perpétrés, tandis que la majorité des afro-américains se concentrait plutôt sur la façon avec laquelle Simpson a été traité par les figures de l’autorité. En effet, le débat des violences policières concentrées sur la minorité visible américaine battait déjà son plein.

Aujourd’hui, l’affaire O.J Simpson prend une toute autre ampleur, puisque la famille la plus médiatisée des Etats-Unis (a.k.a les Kardashians, pour ceux d’entre vous qui n’ont pas de TV) n’a cessé d’évoquer ses rapports et son intimité avec l’affaire dans Keeping Up With The Kardashians. En outre, le débat est actuellement relancé grâce à la nouvelle série The People vs O.J Simpson: American Crime Story, dont le premier épisode a été diffusé le 2 février dernier sur FX.

A la visualisation des premières secondes, on a l’impression que la couleur est annoncée: Une série qui a pour but de susciter la sympathie du public pour Simpson. Des extraits de protestations contre la violence policière aux footages montrant des représentants de l’ordre sur le fait, tout est mis en oeuvre afin de disculper (ou de minimiser du moins) l’implication de Simpson. Cependant, on est bien vite détrompés: au fil de l’épisode, il devient de plus en plus évident qu’O.J est coupable, on commence même à être répulsés puisqu’on sait tous comment l’affaire se termine, et on ne s’en sent que plus trahis.

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La distribution des rôles laisse un peu à désirer: Entre un David Schwimmer qui n’est absolument pas à sa place puisqu’il est clair qu’il a été casté uniquement grâce à sa ressemblance physique avec Robert Kardashian (malgré la profonde admiration que l’on voue tous à la célèbre clique de la série culte Friends, Schwimmer en a toujours été le maillon faible), une Selma Blair dont la prestation n’est pas très convaincante, et Travolta qu’on reconnaît à peine sous toute cette chirurgie (mais dont le jeu reste louable, admettons-le), on aurait tous envie de laisser tomber si ce n’est grâce à Sarah Paulson et Cuba Gooding Jr dont la prestation rehausse considérablement le niveau de la série.

En somme, un premier épisode assez réussi, imprégné de suspens malgré la fin connue de tous. Affaire à suivre!

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