Soul Surfer, l’échec d’une belle histoire vraie.

Une émouvante histoire inspirée de faits réels, mais minablement réalisée par Sean McNamara. Dosée sans aucun doute, avec ce venin hollywoodien, comme on a connu ces temps-ci et plus précisément durant cet été. Un Hollywood qui rafistole et ne repose que sur l’histoire de base, pour tenter d’aboutir sur une œuvre cinématographique. Aucunement digne d’être vue et jugée à la hauteur de la performance des acteurs, du réalisateur et de toute l’équipe.

Le film en question pour cette fois-ci sera Soul Surfer. Un film sorti il y a de là quelques mois, et qui de ce fait, est assez ancien relativement parlant. Malgré cela, j’ai tenu personnellement à en dresser une critique le concernant, avec but de souligner quelques anomalies qui amputent énormément l’émouvant d’un film et surtout sa qualité.

L’histoire de ce film ainsi qu’elle nous a été présentée, débute avec une atmosphère plus ou moins candide voire même trop blanche. Bethany est une jeune blonde qui vit au bord de la mère avec sa petite famille, et qui consacre la majorité de son temps à surfer sur les vagues. Une passion dont elle saura prendre soin. Jusqu’à présent, tout va pour le mieux ; soleil, filles, garçons, plages, jusqu’à ce qu’intervient un élément qui perturbe pour ainsi dire le cours des choses. La jeune Bethany lors d’un spot se fait mordre par un requin. Une attaque à la vitesse éclaire, qui lui vaudra son bras gauche.

C’est alors, que l’histoire débute et que la lutte de cette jeune fille, croyante sera bien plus que Fervente. Elle ne laissera pas tomber.

Oui, l’histoire touche, oui elle nous en apprend des choses mais malheureusement cet effet n’est dû qu’à la bouleversante histoire de la réelle Bethany. Le réalisateur n’y a fait rien, il n’a fait que se reposer sur ça, en tentant d’enjoliver le tout. Cela nous donne une atmosphère bon enfant similaire à ces petites séries télé nova dont on ne se souvient plus pour les raisons suivantes :

Tout d’abord, il y a l’excès religieux. Il n’est pas à nier que le christianisme et la foi aient été deux facteurs clés, forgeant la force de cette surfeuse, mais là dans le film, nous assistons tout simplement à un exécrable étalage de religions. Ajoutant cela, au voyage, certes réel de la jeune fille, mais ici énormément bâclé. Un voyage en Thaïlande pour aider les victimes du tsunami, qui fut ô combien apportant pour Bethany, mais qui ici encore s’est vu amoindrir à une petite dizaine de minutes, pas plus.

Aussi on aurait voulu voir un couple, il aurait pu se créer, mais c’est un peu comme si le réalisateur avait tout simplement hésité. Puis qu’il avait décidé que ce film ne devait comporter de relations amoureuses, que des compétitions, des pleurs, des dialogues et basta. On aurait aussi voulu voir un peu de défiance et de mépris dans les regards des autres, chose qui n’a pas été entièrement cernée par le réalisateur. On ressent là encore une hésitation, comme une envie de ne pas aller au bout des choses.

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En bref, un film inachevé, avec une histoire qui méritait bien plus.

Note : 2,5/5