Sélection littéraire estivale #3

  • Livre 
  • jeudi 4 août 2011 à 18:21 GMT

Bien le bonjour lecteurs d’Artisthick. Il fait toujours aussi chaud, voilà pourquoi on vous prend cette fois-ci au Brésil, et ce à travers Onze Minutes de Paulo Coelho.

L’auteur qui n’a plus besoin d’être présenté, après tout ce qu’il a pu vendre a travers le monde comme livres traduits dans plus de 27 langues, tout amoureux de la littérature aurait la chance de découvrir un tant soit peu son monde. On cite L’Alchimiste, Mektub et Véronica décide de mourir mais pour la sélection litteraire #3 on vous parle d’Onze Minutes.
La pensée de Paulo Coelho et ses écrits sont des plus optimistes avec un penchant pacifiste et profond, toujours est-il que sur Onze Minutes, Coelho étale sa pensée sur la même profondeur mais avec des nuances de concepts qu’il n’a pas pris l’habitude d’exploiter. Ce livre raconte l’histoire de Maria, un jeune femme brésilienne qui rêve d’argent et aspire à un monde de paillettes et de celebrité. En attendant, elle est vendeuse dans un magazin de tissu. La vie de la jeune femme bascule quand elle fait la connaissance d’un Suisse qui lui propose de devenir danseuse dans un cabaret à Genève. Elle ne pensait pas que ce qui l’attendait allait au delà d’un simple job de danseuse. Elle réalisera qu’elle devra se prostituer et concilier entre « rêve » et « travail ». La progression du personnage dans l’histoire se fait en douceur et ce avec un lot de découvertes et d’exploration de soi même.
Paulo Coelho est sorti quelque sorte du registre dans lequel il ancrait ses écrits, en exploitant de nouveaux concepts afin de les placer auprès de ceux dont il a toujours parlé dans ses autres livres. On retrouve par exemple le tact dont il a fait preuve pour parler d’un tel sujet, ainsi qu’un certain côté poétique dans la manière avec laquelle Paulo décrit les scènes d’amour ou les reflexions que fait Maria, sans oublier la conception même de la prostitution.

« L’amour est dangereux, dit-il. – Très, renchérit l’ange. Et alors? »
« A un moment vous n’avez rien, à l’instant suivant vous avez plus que vous ne pouvez accepter. »
« Aimer, c’est perdre le contrôle. »
« Aujourd’hui, je suis convaincue que personne ne perd personne, parce que personne ne possède personne. C’est cela la véritable expérience de la liberté: avoir la chose la plus important au monde, sans la posséder »