Run d’Awolnation, un album qui s’éssouffle

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On a tous entendu au moins une fois leur titre phare, « Sail », quatre ans après le succès de leur premier album, Megalithic Symphony, la formation d’électro-Rock Awolnation est de retour avec un second opus, Run dont la sortie est prévue pour le 17 mars. Alors Awolnation 2.0 qu’est-ce que ça vaut ?

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La première chose que l’on peut dire de Run, c’est que ce deuxième album reprend grosso modo les codes de son prédécesseur, des mélodies plutôt sombres et agressives, des basses saturées et les cris d’Aaron Bruno sont toujours aussi présents. Toutefois, la différence est que dans ce nouvel opus on ne retrouve pas les morceaux plus gais présents dans Megalithic symphony comme « All I need » ou « Jump on my shoulders », ici ces dernières laissent la place à des balades guitare/piano-voix un peu mollassonnes, il faut le dire, comme « Headrest for my soul », que l’on attendait pas d’Awolnation. Malgré cela, Run reste une boule d’énergie pure comme l’était son prédécesseur, des titres comme « Woman Woman » ou « Windows », redonne à l’album le pep’s qui manque aux titres un peu moins réussis.

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Le disque s’ouvre sur le titre éponyme, « run ». Ce morceau ouvre parfaitement l’album puisqu’il annonce clairement le ton, celui d’un opus plus sombre, peut-être un peu plus électronique que le premier, et définitivement énergique. La seule chose que l’on pourrait reprocher à ce titre c’est de trop donner trop vite, ce n’est que le premier de l’album et il en est pourtant déjà l’un des meilleurs extraits. L’album se poursuit avec un titre en rupture presque complète avec celui qui l’a précédé, un piano et une voix un peu trop gentils, des choeurs un peu niais ouvrent « fat face », un titre qui change ensuite pour ressembler un peu plus à ce que l’on connait d’Awolnation: Aaron Bruno qui crie, mais malheureusement toujours sur le même piano. Heureusement cette ballade en demi-teinte est aussitôt suivie du premier single de l’album: « Hollow moon ». Résolument plus fort que  « Fat face », on retrouve un peu de l’énergie qui avait ouvert le disque, rattrapant un peu le coup. Une mélodie originale donne au titre quelque chose de nouveau, sans toutefois dénoter du style Awolnation.

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Le disque se poursuit ensuite avec un espèce de « sail » numéro 2, « jaibreak ». Le titre à l’air de reprendre en grande partie la mélodie du morceaux de 2011 avec des sons assez saturés, lancinants, et toujours la même voix criante. On enchaine ensuite avec « KOOKSEVERYWHERE!!! » qui redonne un peu d’énergie au tout, le titre prend en quelque sorte la place du « burn it down » de Megalithic Symphony. Après cette boule de feu, un petit passage à vide avec deux titres du disque qui auraient pu être facultatif, « I am » et « headrest for my soul », des ballades un peu molles qui ne trouvent pas vraiment leur place dans cette album. Heureusement, ce sont deux bons titres qui suivent, « dreamers » et « windows » reboostent un peu l’album en perte de vitesse.

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Toutefois, l’enthousiasme provoqué par ces deux titres se perd rapidement avec Holly Roller, une autre ballade un peu trop gentille qui fait parfois penser à du Mika, assez loin donc de l’esprit Awolnation. Ce sont deux titres plutôt joyeux et plus énergiques qui prennent la suite. « Woman woman » et « lie love live love » redonnent encore une fois un peu d’énergie à l’album qui donne pourtant l’impression de s’essouffler.Le pénultième morceau, « Like people, like plastic » nous redonne enfin ce qu’on attend d’Awolnation, ce que l’on avait un peu perdu depuis trois titres. Finalement l’album se ferme sur une ultime ballade, cette fois une ballade qui vaut le coup (enfin), l’on regrette ainsi qu’elle ne soit pas apparu plus tôt dans le disque.

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Un album donc en dents de scie, un opus un peu fourre-tout aussi, à l’image de son prédécesseur dont l’on pouvait déjà critiquer le manque de cohérence. Ne vous attardez donc pas trop sur Run, gardez en les quelques titres qui valent les coût et gardez le reste pour vous aider à dormir.