Quand Thierry Robin honore le Maroc


Dans un décor et des couleurs des mille et une nuits, entre arcades mythiques et couleurs d’un rouge flamboyant, se sont produits au jardin de la préfecture du Mechouar à Casablanca, Titi Robin et des musiciens, venus des quatre coins du monde où chaque continent est représenté par un digne ambassadeur.

Que fût donc mystique et émouvant ce spectacle de virtuoses  qui se partagent des scènes, des tournées, une amitié mais également un amour sans frontières de la musique et des notes.

Avec le projet « Les Rives » qui est sorti en trois volumes (Inde/ Maroc/ Turquie), Titi Robin a voulu rendre hommage et remercier les ancêtres qui ont nourri le terroir culturel et musical de leurs sueurs, de leurs recherches, de leurs vies d’artistes et d’hommes, et ce,  à sa manière, avec un vocabulaire et des compositions qui racontent ce parcours et cette même identité multiple.

« Les Rives » s’est donc déroulé entre l’Inde, l’Ouest de la Méditerranée, le Maroc, et l’Est du riche creuset culturel qu’est la Turquie.

Accordéon, flûte, Guembri, Bouzouki, guitare, Sarangi, Bendir, une multitude d’instruments regorgeant d’histoire ont fait écho ce soir là dans une magnifique esplanade. Ils se sont  rejoint  sur des notes, et tout en se faisant bercer par des magiciens, nous ont fait voyager à travers époques et univers.

Et que fût grande également  notre fierté, quand Titi Robin prend la pause pour présenter le plus jeune de la formation « Mehdi Nassouli »! Il parle en long de sa richesse culturelle, de son altruisme et de sa noblesse, et il ne dit pas faux, car Mehdi Nassouli, ce jeune  marocain de Taroudant, qui nous revient tout fraîchement de Londres où il a représenté non seulement le Maroc, mais l’Afrique avec la formation de Justin Adams lors des festivités des jeux olympiques. Lui, qui à l’âge de 25ans a déjà  tourné partout dans le monde,  mais qui reste humble avec la tête sur les épaules, un regard plein de volonté et un talent incommensurable.

Il chante, compose, joue, passe du Guembri au Bendir, et de la Ghayta au Tbel, de Tagnawite au Melhoune, en passant par le reggae dans sa formation Bob Maghrib.

Mesdames et Messieurs, retenez bien ce nom car l’étoile de Mehdi Nassouli est entrain de briller et de monter  lentement mais sûrement.

Donc si vous aviez l’opportunité de voir le concert, ne le ratez sous aucun prétexte car cela vaut vraiment le tour, le détour et même le retour .

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