Putty Hill : l’exaltante improvisation

Putty Hill, c’est un miroir de l’amère réalité vécue par les habitants de Baltimore, dont le rêve américain creuse le regard et l’envie de s’évader fait vibrer.

La ville où a grandi Matt Porterfield, le réalisateur, est source d’inspiration et d’écriture pour mettre en scène un réalisme traditionnel mais qui cache une délicieuse touche de magie.

Matt nous présente une véritable introspection dans la ville sans repère de Baltimore, avec des dialogues complètement improvisés où l’on nous raconte l’histoire d’un jeune garçon décédé suite à une overdose.

Les acteurs se mêlent avec les personnages et interagissent en partageant des vérités et des improvisations, ce qui ajoute un brin d’intensité à 87 minutes de réalisme sur écran noir.

Un deuil qui devient prétexte pour narrer les misères de la ville, où la précarité rend l’existence ardue et la chaleur moite fait du rêve une aire d’évasion quotidienne.

Ce drame américain présente des vérités universelles sur les liens humains et, par la même occasion, fait le miroir de plusieurs marocains ou autres habitants de pays chauds rêvant d’un avenir prospère et Hollywoodien.

« Quand t’es loin, tu crois que ça te manque, là où t’as grandi. Et quand tu reviens, c’est comme si t’étais jamais parti »

Une bien simple morale parmi tant d’autres qui s’enchaînent au fil des minutes de ce touchant long métrage où vous serez émus par les blessures ouvertes chez ces adolescents, perdus entre l’implacable réalité et la soif de vivre le rêve américain désiré par tous.

Alors impatientez -vous pour visionner ce surprenant voyage de l’autre côté de l’Atlantique, qui en fait l’un des films les plus attendus de cette rentrée 2011.

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