Project X: une fête, des jeunes, un film

Quand un film concurrence une soirée…

« Party ». Ce mot sonne comme la préoccupation favorite de toute une génération, que ce soit durant le weekend, pour s’amuser après une semaine de dur labeur, ou durant l’été, pour profiter de ses vacances. À la simple prononciation de ce mot, les visages se réjouissent, l’ambiance se détend et on commence déjà à lancer les invitations pour « the best party ever ». Et à en croire les gens qui invitent, on s’attendrait toujours à la meilleure soirée de tous les temps, où « tout le monde » sera.

Partant de cette adoration et frénésie, que provoque chez nous (les jeunes surtout) ce concept américanisé de la fête, Hollywood nous sort (encore) un film fantasme. J’entends par film fantasme, ces histoires dont rien que la lecture du synopsis vous fait jubiler intérieurement, parce qu’au fond on en a tous un jour rêvé, et qu’à défaut d’avoir pu les réaliser, on aura au moins le bonheur de regarder des personnages plus ou moins fictifs les réaliser pour nous. Quelques films fantasmes à succès? I Am Legend, Matrix, Home Alone, ou encore le récent Chronicle. Vous en avez rêvé, ils le feront à votre place, et vous serez le spectateur privilégié de cette orgie visuelle.

Dans la merveilleuse contrée de Pasadena, Los Angeles, Californie où tous les jeunes ressemblent à des mannequins du rêve américain, trois jeunes lycéens: Thomas, Costa et JB, en quête de reconnaissance sociale et d’expériences sexuelles, tentent si bien que mal d’organiser une soirée aussi cool que possible pour l’anniversaire de Thom. Les parents de ce dernier libèreront la maison pour le weekend, pour aller fêter l’anniversaire de leur mariage; Costa: « seriously Mr cub how cool is it to have a baby as your anniversary gift »?

Ils s’amusent comme ils peuvent

Le trio rame un peu mais y met toute son énergie pour que la party soit. Les choses ne sont pas gagnées d’avance, mais finalement nos amis arrivent tant bien que mal à inviter un peu plus d’une cinquantaine de personnes… Et la party fut.

Vous raconter la suite limiterait l’intérêt de regarder le film, mais je peux vous assurer une chose, c’est que les évènements ne font que s’enchaîner encore et toujours, « et quand y en a plus eh ben y en a encore » comme dirait l’autre. Ça monte, ça monte, ça monte et ça ne s’arrête pas pour tout le plaisir de nos yeux ébahis d’avoir pu assister enfin à « the best party ever », la vraie cette fois-ci.

Un cadeau d’anniversaire un peu typique

La caméra portée subjective jouant le rôle d’un lycéen embauché par ses amis, renforce l’immersion en première personne dans l’évènement, faisant de nous un invité de la party au lieu d’un simple spectateur distant. Cinématographiquement parlant, plusieurs scènes rappellent des vidéos promotionnelles de soirées, concerts, et autres regroupements de jeunes avec ambiance musicale censée vous donner une idée de l’ambiance et une envie de s’y rendre vous même. Le tout doublé d’une bande sonore électronique/hip-hop festive.

Le message subliminal, même si quelque peu controversée, derrière ce film est le suivant: « Try this at home, you’ll see it can be as fun as in the movie »

Le bonheur de certains fait le malheur d’un nain…