Paco De Lucia : une Légende à Fès

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C’est avec entrain et enjouement que nous nous sommes rendus à Bab Al Makina, pour assister à notre première soirée de cette 19ème édition du Festival des Musiques Sacrées du Monde, avec comme thème cette année, Fès l’Andalouse.

Et quelle soirée ! Il est vrai que nous y avons mis les pieds avec un préjugé fort favorable, mais encore, nous ne nous attendions pas à une manifestation aussi flegmatique et poétique que celle qui nous a été offerte par le grand Paco De Lucia, pointure incontestable de la guitare flamenca.

Dimanche soir, nous avons oublié le temps. Dimanche soir, nous avons vécu l’instant.Armé de sa précieuse guitare, Paco de Lucia nous a transportés à travers chaque son et chaque mélodie. Accompagné de ses talentueux musiciens, dont le remarquable cantor David de Jacoba, la compagnie nous a embarqués dans un voyage mouvementé, à la fois relaxant et libérant, tantôt calme, et tantôt rythmé.

Le public silencieux,  et attentif s’est laissé emporter aux sons de six cordes fines, et de deux mains distinguées. Farruco, le danseur, a séduit l’audience avec ses pas mesurés, qui semblaient s’accorder parfaitement avec chacune des notes émanant des instruments. La simplicité, l’humilité et le naturel de ce grand maitre guitariste et de ses accompagnateurs a réussi à envouter et à enchanter chaque membre du public, les poussant à se lever, plus d’une fois, pour applaudir, et crier haut et fort : PACO ! PACO ! PACO ! PACO !

Dimanche soir, la musique nous a parlé. Littéralement.
Paco De Lucia et ses musiciens nous ont présenté un bouquet de morceaux mémorable et remarquable. Il nous a fait cadeau d’un retour sur scène, pour nous jouer son légendaire « Entre dos Aquas », obligeant les spectateurs à regagner leurs places, et à se laisser emporter une dernière fois par la beauté et la splendeur de sa musique.

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Crédit photo: Omar Chennafi