On y était : Placebo à Mawazine, un concert enflammé et intimiste

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Dans sa tournée des 20 ans, le groupe britannique Placebo, qui jouait les premières parties de David Bowie, a transporté le public marocain pour la première fois dans son univers rock électro ultravitaminé. La voix de Brian Molko a raisonné sur la scène du festival Mawazine, pour ce qui sera à coup sur l’un des moments forts de cette 14ème édition.

Après avoir sorti sept albums, dont le dernier Loud Like Love où ils se réinventent une nouvelle fois, le groupe mythique des années 90 a fait revivre à son public ses chefs d’œuvre. Special Needs, Meds, Every You Every Me, Special K, Running Up that Hill, the Bitter End, Song to Say Goodbye, This Picture mais aussi B3, Loud like Love, Too Many Friends, ainsi que d’autres titres électriques ont fait trembler l’OLM hier soir.

Si le public s’est fait moins nombreux que les concerts précédents, il n’a rendu le show que plus intimiste et percutant. Placebo, fervent défenseur des droits LGBT, a vu Stefan Olsdal troquer son instrument arc-en-ciel contre un 489 barré dessus ainsi que sur son torse nu. Rappelons que l’article 489 du code pénal marocain criminalise tout acte sexuel entre deux personnes du même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et d’une amende de 120 à 1200 DH. L’homosexualité, encore considérée comme tabou et contre nature au Maroc, a été à l’honneur lors de cet acte, bien accueilli par tous.

Après plus d’une heure d’un show extraordinaire, Placebo a salué ses fans en les remerciant de leur chaleur et générosité. Ce fut certainement du Placebo qui soigne bien mieux que son nom le suggère !

 

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