Millenium : Le génie de Fincher au service du best seller suédois

David Fincher est incontestablement l’un des réalisateurs les plus doués de sa génération. De Se7en à Fight club en passant par The game, il a enchaîné les succès et ses films sont aujourd’hui considérés comme des incontournables du septième art. Cette année il revient avec une adaptation du roman à succès, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson.

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est contacté par un riche industriel suédois pour enquêter sur le mystère qui entoure la disparition de sa nièce Harriet,  survenu dans les années 1970. Les recherches portent à croire que le coupable est l’un des membres de la famille. Mikael apprend entre temps qu’une jeune fille du nom de Lisbeth Salander a enquêté sur lui. Il décide alors de faire appel à ses talents pour élucider le mystère de la disparition de Harriet. Nos deux protagonistes se retrouvent alors plongés au cœur d’une enquête complexe et malsaine …

La trilogie de Stieg Larsson a déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Niels Arden Oplév, en 2009. Etablir une comparaison entre les deux adaptations  est sans grand intérêt tant les visions des deux réalisateurs sont divergentes.

Avec Millénium, Fincher revient au thriller, genre qui lui est si cher. Dans la première partie du film, on nous plonge dans le passé ténébreux des deux protagonistes sur fond d’intenses musiques signées Trent Reznor. Néanmoins dès que les chemins de Mikael et Lisbeth se rejoignent, le récit devient lourd voir incompréhensible.  En d’autres termes, à partir d’un certain point, le spectateur ne comprend plus l’enchainement des éléments de l’enquête car ils sont mis en scène de façon trop superficielle. Le point fort de cet œuvre reste le personnage sombre et complexe de Lisbeth Salander, majestueusement interprété par la jeune actrice Rooney Mara. Personnage qui rappelle étrangement celui de Marla Singer dans Fight Club.

On ressort de ce film avec un bilan en demi teinte. Il donne en revanche envie de découvrir les deux prochains volets en espérant qu’ils soient plus centrés sur le personnage intrigant de Lisbeth.

Ma note : 3,5/5