Mawazine : Lenny Kravitz, maître de son concert

Crédit photo: Sife El Amine

Vendredi soir s’est tenu à la scène de l’OLM Souisi le concert de Lenny Kravitz. Un spectacle qui revêt tout de son importance tant pour les fans qui ont pour la forte majorité leur toute première fois affaire à Lenny Kravitz ou encore pour le chanteur lui-même qui, minuit tapante allait fêter son 48eme anniversaire.

C’est dans une ambiance enjouée et après une longue attente de près d’une heure, que Lenny donna le coup d’envoi de son concert sous les coups percutants de son guitariste et avec son titre Come On Get It. Le temps de donner le ton du concert, de réveiller le public, et enfin pour préparer le terrain à ce qui allait suivre et qui s’annonçait déjà, au vu de l’implication de Lenny dans son chant, bien prometteur. Aux gens présents, pour ce début fort faramineux, il n’est même pas permis de souffler, car les trois premiers titres s’enchainent et se suivent dans un élan de gaieté et d’excitation à applaudir à tout point.

Deux titres plus tard, Lenny change quasiment de registre, de rythme pour aller à ce qu’il a de plus doux: son titre It Ain’t Over ‘Til It’s Over. Titre on ne peut plus bien choisi, car c’est bien lui qui saura créer ce lien de sympathie et de convivialité tant convoité entre le public et son chanteur. Lenny Kravitz réussit ainsi avec brio à posséder son public, à jouer avec les rythmes, et lui-même se sentir plus à l’aise pour enfin pouvoir continuer de plus belle à offrir tout ce qu’il aura en lui, pour cette soirée, qui jusque là, n’était qu’à son début.

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Après cela, Mr. Cab Driver qui ne peut être que bien accueilli tant le public est friand de toutes les subtilités musicales, viendront quelques douceurs de plus, agrémentant la plénitude de la scène, du public, et de cette soirée. Des performances du trompettiste de Lenny Kravitz, Ludovic Louis, certes bien savantes, bien placées dans la chronologie du concert, mais qui à la longue, ont fait planer en cette moitié du spectacle une certaine lassitude.

Fort heureusement, quelques titres plus tard et le tout fut réparé. Et parmi ces titres, il existe le bien mythique et légendaire Fly Away qui a littéralement envouté le public.  Il en va de même pour  Are You Gonna Go My Way qui, sur la même lancée, permet à Lenny de cerner au mieux son public et le climat qu’il sait manier avec une dextérité bien certaine.

Crédit photo: Sife El Amine

Après cela, le temps de se retirer et de revenir remercier son public de sa présence, de sa fidélité indéfectible envers lui, Lenny présente par la suite son groupe. Ces personnes qui l’accompagnent à travers sa tournée, et qui sans eux, Lenny ne sera tout simplement pas le Lenny Kravitz que les Rbatis et les non Rbatis se sont arrachés en cette soirée.  On sent la fin du concert venir et Lenny ne veut pas. Il veut à tout prix avoir 48 ans sur scène. Vieillir d’une année en faisant ce qu’il sait le plus faire : Choyer les tympans des gens avec sa musique. Pour cela, il s’en va se mettre, avec son groupe, à jouer Let Love Rule tout dernier titre de sa tracklist, le plus lentement possible. Sentant comme jamais ses notes, ses paroles, il veut profiter de ce moment. Il en profite, le public aussi.

Sa chanson finie, Lenny Kravitz tient à remercier au mieux de son possible, les gens de leur présence. Alors, le voilà faisant l’inimaginable, un bain de foule en plein concert.  Il descend, franchi les barrières, la première et puis la deuxième. Fais le tour des zones et ne se prive pas de faire la bise quand il le faut et de baiser la main à des jeunes demoiselles lorsque l’occasion se présente.  Le public et le chanteur ne font plus qu’un. Le tout en harmonie, et c’est peut-être même le symbole de son show : Avant de chanter pour son public, il sait s’amuser avec eux.