Jeune marocaine de 15 ans et vedette du grand festival littéraire au Canada

  • Livre 
  • jeudi 6 octobre 2011 à 14:48 GMT

Rien n’est plus gratifiant que de voir de jeunes marocains exploitant leurs talents aussi bien dans leur pays d’origine que dans leur pays d’accueil. Intissar Louah , une jeune marocaine à peine âgée de 15 ans est la preuve concrète du dévouement et la volonté de concrétiser ses propres rêves, elle a été incontestablement la vedette du festival « Word on the street » qui s’est tenu il y’a une semaine à Lethbridge dans la province canadienne d’Alberta. Intissar qui d’ailleurs porte très bien son prénom qui veut dire victoire en arabe, avait publié l’année dernière son premier roman « Le chant de la colombe » alors qu’elle ne dépassait pas ses 14 ans. Sur ce fait, elle fut considérée la plus jeune auteure de toute la province d’Alberta, et fut surprise de découvrir qu’elle était la seule adolescente au festival parmi une quarantaine d’écrivains adultes. « Je n’ai pas pu m’empêcher d’interpeller les organisateurs sur leurs véritables raisons et motifs, voire les critères ayant présidé à leur décision de me sélectionner parmi les candidats pour participer à ce grand événement. Leur rétorque a été spontanée et très simple: « vous avez été l’unique jeune écrivaine sur laquelle notre choix a désormais porté (…) et notre but est d’assurer la participation de jeunes talents au festival (…), de leur permettre de rencontrer leurs homologues de renommée » (…) » a confié la jeune auteure à la MAP.

Intissar qui s’est inspirée de sa propre expérience de vie dans son ouvrage, se glisse dans la peau de « Leila » jeune marocaine contrainte d’immigrer en Canada afin de rejoindre son père. Le tout avec un style simple et une manière significative qui renvoie à son esprit juvénile. Originaire de Chefchaouen, Intissar a su embrasser les arts dès son plus jeune âge, elle rédigea ses premiers poèmes et courts récits à l’âge de 8 ans, et ne se contenta pas de ses camarades de classe comme étant son seul public, puisqu’en 2010 après avoir lancé son premier roman, son école lui décerna le prix  » On authoring and publishing a book  » qui a pour objectif de motiver les jeunes étudiants et éveiller leur sens de créativité et d’imagination. Depuis, notre jeune auteure fut courtisée par les médias et reçut de nombreuses invitations pour participer à des festivals littéraires durant les mois prochains. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Intissar est devenue l’exemple de persévérance dont il faut s’inspirer et comme l’a souligné son père « Driss Louah » : Ma fille Intissar demeure l’illustration la plus parfaite de tous les jeunes marocains et marocaines issus de l’immigration qui, dès que les moyens leur sont disponibles, excellent aussi bien dans les études que dans la vie professionnelle.

Félicitations à Intissar et vivement un prochain livre.