Les semaines du film européen #5 La part des anges

CAP : Grande Bretagne

Du rire, enfin! Le cœur commençait à en grossir, de ce trop plein de chagrin et de morale. C’est bien de défrayer la chronique en évitant les insipides fins heureuses, mais à trop ce faire, on finit par déprimer le spectateur, qui a besoin de sa dose de rêve et d’illusions. La séance s’est déroulée dans la liesse générale, avec des excès de fou-rire de temps à autre, surtout lors des incartades d’Albert, le fol illuminé de la bande.

Robbie est un voyou, il a la haine, envers tout et rien. Sa vie est teintée de violence et du mépris de tous. Mais Robbie est amoureux, et de son amour il reçoit un enfant, qui lui incombe de couper avec son existence antérieure et ses enchevêtrements dans lesquels il pataugeait. L’amour est donc ainsi conçu dans son aspect réformateur, comme le moteur de la rédemption. Il a le don d’astreindre les volontés à ses désirs, de sanctifier le diable et adoucir le forcené. La condition de Robbie lui fera purger des peines aux pénitenciers, et le fera forçat des travaux d’intérêt général en guise de réprobation. Dans ce dernier, il rencontrera son mentor, Harry, qui lui donnera une chance et croira en lui alors que tous le toisaient de leurs hauteurs imaginaires, et lui vouaient un échec certain. Auprès d’Harry, Robbie découvrira le talent insoupçonné qui le sauvera.

Comme il se traite de Whisky et de dégustation, La part des anges trinque à la santé des deuxièmes chances, des mains inconnues mais salvatrices qui se tendent et secourent les naufragés. Il restaure, de manière ludique, la foi en l’humanité et la subsistance du bien ici-bas.

http://www.youtube.com/watch?v=5ZuhRO5MSg8