Les Kooks sont de retour avec un nouvel album « Listen »

kooks03

En 2006, nous les avons découvert à travers leur très réussi Inside In / Inside Out aux traits folks et acoustiques remarquables. Les Kooks, ce groupe de jeunes britanniques aux allures d’ados déjantés, ont su séduire par leur musique fraîche qui échappe naturellement aux conventions du courant dominant de la pop. Maintenant, et après trois ans d’inactivité, le groupe renaît de nouveau avec de nouvelles inspirations en signant un quatrième album « Listen », sorti le 8 Septembre. 

Luke Pritchard, chanteur, songwriter et leader du groupe, s’exprime dans une interview accordée aux Inrocks : « Les habitudes créent l’ennui, déclare-t-il. On a commencé à tourner en rond, à utiliser les mêmes accords et les mêmes rythmiques… Je n’étais plus satisfait de rien et je n’avais rien d’autre en dehors de la musique. J’ai eu besoin de tout déconstruire pour pouvoir recommencer ». De là, les Kooks avaient intérêt à puiser encore loin dans leur créativité pour ressortir une musique qui ne déçoit pas en même temps une musique renouvelée loin de toute redondance avec leurs albums précédents. Et décidément, le quatrième opus « Listen » est une véritable virée dans l’univers musical joyeux des Kooks, avec des sonorités nouvelles que le groupe explore librement en s’épaulant du producteur hip-hop Inflo.

Image de prévisualisation YouTube

Le disque commence avec Around Town, et la première impression de l’album est déjà très audible : la guitare n’est plus prépondérante comme avant et à sa place le groupe décide de rythmer la chanson avec un chœur de gospel, un métissage plutôt réussi. Ensuite, l’album s’enchaîne avec Forgive & Forget, une chanson plutôt bonne mais qui n’a vraiment rien d’exceptionnel, et ce n’est qu’à travers Westside et See Me Now, qu’on retrouve des mélodies qui plaisent à l’oreille. Westside nous marque avec un riff qui résonne, so good… so good, et See Me Now au ton calme constitue une lettre-chanson très personnelle où Luke s’adresse à son défunt père.

Image de prévisualisation YouTube

Dans son intégralité, l’album reste fluctuant entre des hauts et des bas, si on retrouve d’excellentes mélodies au titre de Westside, Around Town et Sweet Emotion, d’autres sont loin de nous impressionner, parait-il. L’effort des Kooks est là quelque part, mais on s’en lasse rapidement de certains titres qui frisent dans la monotonie. A la première écoute, on se dit que ce n’est pas mal du tout… On se rend compte après que c’est bien, mais ce n’est pas si bien que ça. On zappe. L’opus des Kooks se termine avec Sweet Emotion, « Yes I feel sweet emotion. Every time you’re near me », une mélodie suave laissant une émotion très agréable, malgré tout, sur le comback de la troupe britannique qui fait jubiler les fangirls.

Les Kooks ont essayé de changer, les Kooks n’ont pas excellé au vrai sens du terme. « Listen » reste un bon début dans leur aventure exploratoire, auront-ils peut-être le temps de peaufiner davantage leur musique ? Non, je ne pense pas du moins pour le moment car le groupe est très pris par la tournée de l’album.