Les jeunes marocains en chiffres: Le débat

  • Etc 
  • jeudi 6 septembre 2012 à 16:34 GMT

Il y a de ces stations radio que l’on a envie de zapper illico presto quand le tuner FM tombe sur leur fréquence et il y a … Luxe Radio.
Chez Luxe Radio on sait comment vous servir en matière de bonne musique, allant de hits House et Electro à des covers de titres incontournables en mode easy-listening relaxants. Mais on sait aussi capter notre attention avec des débats tournant autour de sujets d’actualité et faisant intervenir des chroniqueurs de marque.
C’est donc un débat axé sur les chiffres publiés par le HCP (Haut-Commissariat au Plan) concernant les habitudes, le niveau scolaire ainsi que la vision du Maroc des jeunes marocains âgés de 15 à 24 ans auquel nous nous intéressons.
Il est introduit par Melanie Frerichs-cigli, professeure en méthodologie et pratique des médias et animé par Saddik Khalfi, journaliste et directeur de Luxe Radio. En ce qui concerne les intervenants, on a droit à une belle brochette d’intellectuels, notamment Gabriel Banon, ingénieur civil et licencié en droit ainsi que Talal Chakir, professeur en sciences économiques et sociales et pour finir Nabil Sebti jeune lauréat de HEC Paris.

L’étude du HCP se veut pragmatique et donc surtout orientée vers les aspects concrets de la vie citoyenne, à savoir : activité, emploi, chômage etc.
A titre d’exemple, le projet de se marier pour fonder un foyer familial constitue l’une des préoccupations majeures pour plus de 48,6% de jeunes en milieu urbain et de 41,2% en milieu rural. Le mariage représente pour 2 jeunes sur 3, une valeur de référence justifiée par le désir de stabilité ou des raisons religieuses.

Par ailleurs, certaines informations parues demandent à ce que l’on remette en question leur fiabilité. Comme celle qui nous rapporte que la moitié des jeunes considère que le niveau de la richesse familiale et le quart parmi eux que l’adhésion à un parti politique restent les principaux facteurs la réussite sociale, 80% n’en pensent pas moins que le sérieux, l’ambition et la compétence en constituent, en dernier ressort, les déterminants fondamentaux. Ce qui est très douteux quand on voit les slogans scandés par les jeunes bacheliers en colère contre les seuils trop élevés des concours post-bac, notamment : « De nos jours, pour réussir au Maroc il te faut LBac et Babak ».

Cependant il y a deux éléments soulignés par Melanie Frerichs-cigli qui requièrent de tirer la sonnette d’alarme :
Le pourcentage d’utilisation d’internet par les jeunes d’une part et leur pratique et consommation de la culture au sens large du terme d’autre part.
En effet, 22.6% des jeunes déclarent utiliser Internet souvent et pas moins de 54,8% déclarent ne jamais l’utiliser. Pour ce qui est de la culture, 87,6 % des jeunes ne pratiquent aucune activité artistique (musique, danse, théâtres,…) et 75,5% n’assistent jamais à ce type d’activité.
Entre autre, plusieurs questionnements sont soulevés lors de ce débat :
« Où sont les subventions des institutions qui font ‘bouger les choses’ ? » – M. Frerichs-cigli
« Pourquoi y a-t-il autant de décalage entre le Maroc et certains pays quant à l’utilisation des technologies de l’information? » – Nabil Sebti

Voici sans plus attendre le débat en question :