La Gazette du FIFM #2

  • Cinéma  - News
  • dimanche 9 décembre 2012 à 12:30 GMT

 

Mercredi 5 Décembre 2012 : Vie de famille de John Boorman.

A eu lieu la projection du film « Elle est diabétique 3 », en présence de Mohammed Bastaoui, Hakim Noury, Amina Rachid et Asmaa Khamlichi. Le film a été très bien accueilli, et a fait salle comble. Tout le plaisir est pour le public, qui a grassement ri durant la projection.

John Boorman en compagnie d’étudiants en cinéma.

Fut également projeté « Me and my dad » de Katrine Boorman, fille du réalisateur et président du Jury Longs Métrages John Boorman. Cette « œuvre de coulisses » nous expose la vie de famille de John Boorman. S’ensuivit une Masterclass très enrichissante avec le réalisateur John Boorman, qui a rebondi sur le film pour en livrer quelques secrets et anecdotes, ayant eu lieu lors du tournage.

Au menu à la place Jamee-El-Fna : Jodhaa Akbar, le dernier long métrage d’Ashutosh Gowariker. Présenté par le réalisateur en personne. Le film a été salué par les Bollywoodophiles -O combien nombreux !- présents à Jamee-El-Fna, qui s’est transformée en Agora Indienne le temps du festival

Deux films participant à la compétition ont été projetés Mercredi : L’Attentat de Ziad Doueiri, et ID de l’Indien Kamal K.M.

Jeudi 6 Décembre 2012 : « Zero » Day.

En guise d’ouverture de la journée, a eu lieu la projection du film « Zero », du réalisateur Nour-Eddine Lakhmari. Le film a reçu une chaleureuse ovation de la part du public.

Un autre film en compétition a été projeté plus tard : « Gone Fishing », de Carlos Sorin.

A eu lieu, également, la compétition des Courts-Métrages, présidée par Benoit Jacquot. Cette compétition a pour but de révéler les jeunes talents du cinéma, et d’aider à leur émergence. Un programme de deux heures de projection a réuni 14 courts métrages. Les yeux ont été ravis de visionner ces courtes merveilles.

Encore à Jamee-El-Fna, les Bollywoodophiles ont été gâtés : deux films du réalisateur Yash Chopra : Love is Life, et Veer-Zaara. Chaque jour, l’audience présente à la Place augmente. Le centre ville a été transféré !

La Masterclass du jour a accueilli Jonathan Demme, réalisateur du film culte « Le Silence des Agneaux ». Demme a séduit le public venu assister à sa Masterclass, en livrant de précieux conseils. De quoi ravir les étudiants en cinéma, qui s’ouvrent jour après jour à de nouvelles perspectives cinématographiques.

Séance de cinéma pour malvoyants

Vendredi 8 Décembre 2012 : Le messager de paix : Edgar Morin.

Le countdown est activé ! Un jour nous séparait de la cérémonie de clôture, ainsi que de l’annonce officielle des résultats.

Une conversation a réuni les étudiants participant au concours Cinécoles et deux réalisateurs marocains chevronnés : Nour-Eddine Lakhmari et Brahim Chkiri. La discussion a été propice à des échanges constructifs.

N’oublions pas l’invité prestigieux de la soirée : Edgar Morin, qui a longuement parlé de sa passion pour le cinéma, comme moyen de communication et de sensibilisation, nous faisant ainsi découvrir un angle du cinéma longtemps relégué à l’oubli. Comme à l’Institut Francais de Marrakech, qui a accueilli Edgar Morin pour une conférence, le 6 Décembre, il a été chaleureusement accueilli & applaudi.

Deux films en compétition ont été projetés : Little Lion de Samuel Collardey et A Hijacking de Tobias Lindholm.

Samedi 8 Décembre 2012 : Clôture en beauté.

A 11 heures du matin a eu lieu un débat, autour de la relation entre cinéma & littérature, dont le titre est : « Quand le cinéma fait sa littérature ».

Le débat fut particulièrement animé, parmi les invités, nous citons : Gonzagues Saint-Bris, Mahi Binebine, Noureddine Sail … Et le public, qui a exprimé son point de vue sur le thème du débat. Parmi ce public: Karim Abouobayd.

Le réalisateur « Brillante Ma. Mendoza »

Et puis, à 18H30, a eu lieu la cérémonie de clôture.

Le film gagnant est … « L’attentat » de Ziad Doueiri.  « L’attentat » relate l’histoire du docteur Amin Jaafari, un Arabe Israélien vivant à Tel-Aviv. Suite à une attaque contre un restaurant de cette même ville, la police israélienne le contacte … Pour l’informer que c’est sa femme qui en est l’auteur.  Amin Jaafari, choqué par cette révélation inattendue, décide de se rendre en Palestine, pour tenter d’élucider les raisons de son acte …

« L’attentat » a aussi bien fait pencher les cœurs que les yeux -exigeants- des esthètes. Reprenant un thème connu de tous, il le conta d’un angle différent. Loin de présenter le terrorisme d’un angle sociologique, il le narre du point de vue du mari, du confident, brisé par une « mauvaise surprise » venant de la part de son épouse.

Ce film mérite, finalement, l’Étoile d’Or qui lui a été procurée.