Jazzablanca: Dhafer Youssef, ce mystique

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Comme on vous l’annonçait, le concert de Dhafer Youssef fût d’une spiritualité intense, un chant profond et chargé d’émotion ainsi qu’une voix nourrie d’influences soufies et de lyrisme arabe.

Ouvrant le bal avec de magnifiques vers, l’artiste a, le temps d’un concert ressuscité de grands poètes arabo-persans comme Abou Nawwas et El Hallaj, par une voix qui a transcendé le plafond de l’hippodrome pour nous emmener vers une une autre époque et dans d’autres lieux.

Une maitrise hors norme du Oud et une improvisation réussie entre un méchant joueur de piano et un talentueux batteur baptisé « poulpe » par un spectateur charmé, le tout soutenu par un virtuose de contre basse.
Dhafer Youssef, a hypnotisé l’audience avec sa voix singulière et ses rythmes recherchés en quête d’un univers où se mêlent harmonieusement les racines de son Maghreb natal et les musiques mystiques arabes avec les sonorités actuelles.

 

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Ceci fait et le concert étant terminé, Dhafer Youssef a eu un comportement très grossier avec les journalistes, puisqu’avant même de commencer les interviews il a dit droit dans les yeux d’une journaliste « Je déteste les journalistes, je les hais, vous êtes TOUS des monstres, alors on va faire vite… » Puis a refusé de répondre à presque toutes les questions posés lors de la rencontre en concluant sur un ton sournois la seule question à laquelle je répondrais c’est est ce que tu aimes le Maroc, Et oui j’aime le Maroc, c’est un beau pays et c’est toujours un plaisir de jouer ici… »


Et c’est ainsi que tout l’aspect mystique, soufi et tolérant d’une icone s’évaporent pour laisser place à un arrière goût amer, et à un artiste imbu de sa personne, quand on voit la gentillesse et l’amabilité qu’ont eu Melody gardot et Vaya Condios en nous recevant dans leurs loges, il y a de quoi se poser des questions.
Nous rappellerons ici au monsieur, qu’il est parfaitement de son droit de refuser tout simplement les interviews au lieu d’être désagréable avec des personnes qui font tout simplement leur travail.