Interview avec Les Scorpions, ce soir en concert à Mawazine

 Crédit photo : Karim Tibari

Après quatre décennies de succès, le groupe légendaire Scorpions s’apprête à tirer sa révérence. Le groupe allemand devient, au fil des ans, un véritable mythe et accumule les succès planétaires. No one like you, Rock you like a hurricane et Still loving you sont autant de tubes qui ont fait la notoriété des Scorpions et les ont propulsés au rang des références incontournables en matière de musique Rock’n’Roll. Avant leur montée sur scène à Mawazine, les Scorpions et leur vocaliste Klaus Meine ont répondu à nos questions lors de la conférence de presse qui s’est tenu hier à la villa des arts.

Comment les Scorpions ont-ils pu réussir à rester soudés pendant  ces 40 ans ?

Avant toute chose, nous sommes très heureux de nous produire au festival Mawazine, et d’aller à la rencontre de nos fans marocains. Pour répondre à votre question, Les Scorpions sont avant tout amis! Aussi, il y a cet amour que nous avons toujours eu pour le rock et la musique de manière générale, et ce même après des années de carrière. Nous sommes toujours heureux de monter sur scène et de découvrir de nouveaux pays, d’ailleurs, ce soir nous jouerons pour la toute première fois au Maroc!  Je pense que tout cela a contribué au fait que Scorpions soient encore soudés.

Après votre tournée d’adieu,  quels sont vos futurs projets?

Nous ne sommes pas dans cette optique de penser au lendemain alors que le présent en lui même est si passionnant. Viendra le temps où nous verrons ce que chacun de nous fera à la fin de cette tournée d’Adieu qui on espère, sera à la hauteur des attentes de nos fans. Seulement, étant aussi proche de la tombée du rideau, je ne vous cache pas que ça devient de plus en plus émouvant et difficile de faire ses adieux.

 Crédit photo : Karim Tibari

Vous avez dit dans une interview que vous vous retiriez afin de ne pas devenir une caricature de groupe de rock, pouvez nous en dire plus sur cette déclaration ?

Nous pensons qu’il faut savoir tirer sa révérence au bon moment. Un groupe quel qu’il soit se doit de se donner à 100% sur scène, et pour être réaliste à un moment donné il devient dur d’enchainer 70 concerts dans 25 pays, et ce d’année en année car cela demande énormément d’énergie.

« Wind Of Change » fait partie de l’un de vos succès mondiaux. Pouviez-vous nous en dire un peu plus de ce que vous pensez du vent de révolte qui a soufflé sur les pays arabes l’an dernier ?

Cette chanson à été écrite dans le contexte de la fin de la guerre froide et les événements ayant précédé la chute du mur de Berlin. Des années plus tard, c’est juste incroyable de voir que pour beaucoup de personnes cette chanson porte toujours un message fort. Après tout, c’est une chanson sur l’espoir, un hymne à la paix.  On est conscient que pour beaucoup de personnes dans les pays arabes, cette chanson a eu une portée considérable. Par ailleurs, nous avons joué l’an dernier à Beyrouth puis il y a quelques semaines à Tel Aviv :  nous pensons que notre musique à pour but de réunir les personnes pour un monde meilleur.

Propos recueillis par Yacine Kaouti lors de la conférence de presse.