« How must I Believe? », Farah s’indigne

  • Arts 
  • mardi 11 juin 2013 à 15:58 GMT

Du haut de ses 19 ans, cette étudiante en droit et en sciences politique à la Sorbonne d’Abu Dhabi a fait le buzz de par ses vers d’une lucidité étonnante. Composé et destiné à un concours international de poésie, Farah Chamma, nous récite son désenchantement et sa lassitude au fil d’un très beau poème, dépeignant ainsi le lamentable de la situation politique arabe. Intitulé  » comment puis-je croire en vous? », cette jeune poète d’origine palestinienne pointe du doigt les gouvernements arabes, leur démocratie maquillée, leur autoritarisme ambiant.

Avec éloquence, Farah met en exergue les maux dont souffrent les peuples arabes. Elle parle de pauvreté, d’analphabétisme, d’injustice sociale. Elle s’insurge de ces salafistes qui, instrumentalisant une religion, massacrent et ballotent la liberté et la raison au nom d’une Oumma d’un temps révolu. Elle s’insurge, toise et accuse ceux qui ont préféré la folie meurtrière de l’extrémisme à la sagesse et l’intellect. Elle se moque des contradictions de nos porte-parole, des gens du pouvoirs et de ceux qui prônent une entité arabe libre, de ceux qui se targuent et se félicitent de leur laïcité prétendue afin de s’enrichir au dépit d’une génération qui ne cache plus ni son scepticisme, ni son ras-le-bol.

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