Gravity : Un film en apesanteur

Gravity, le dernier long métrage d’Alfonso Cuarón fait des ravages ! En effet, si le film occupe la première place du Box-office américain depuis quelques semaines maintenant, et se voit d’ores et déjà grand favoris aux oscars en février prochain, ce n’est pas seulement grâce  à ses prouesses technologiques mais également grâce à l’originalité de son scénario. Car Alfonso Cuarón n’en est pas à sa première réalisation, on lui doit quelques perles comme A little Princess, Y Tu Mamá También, ou encore l’excellent Children of Men. Aussi éclectique que soit son œuvre, sa qualité n’en est pas moins homogène. Le cinéaste mexicain slalome aisément entre les genres cinématographiques, sans perdre l’équilibre sur une anticipation, trébucher sur une comédie ou déraper sur le terrain glissant du fantastique. Cuarón a le prisme de la justesse.

Oscarisé pour avoir été l’un des heureux producteurs du Labyrinthe de Pan, il se peut que Gravity lui refasse cet honneur compte tenu l’unanimité favorable de la critique…  et de la N.A.S.A. ! Inutile de préciser que le film est en 3D, le réalisme des scènes offrirait au spectateur une expérience intense, susceptible de le faire flotter dans la salle de cinéma, un résultat ponctué par 5 ans de travail. Le projet naquit sur une idée originale d’Alfonso Cuarón et de son fils. « Et si on racontait l’histoire d’un astronaute qui dérive dans l’espace à l’infini ? ». Plus facile à dire qu’à faire, mais finalement, le challenge a été remporté haut la main. Gravity a reçu la bénédiction d’un certain James Cameron, celui-ci l’ayant qualifié de « plus grand film sur l’espace depuis 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick », compliment qui a fait sourire Alfonso Cuarón, avouant avoir évité de regarder le chef d’œuvre de 1968 sous peine de perdre toute prétention cinématographique.

Désormais, tous les yeux sont rivés sur ce huit clos spatial. L’espace fascine, et comme on est peu nombreux à avoir fait des études en astrophysique, et n’ayant pas assez de patience pour attendre la démocratisation des voyages interstellaires, nous nous contenterons de rabattre notre fascination dans les semaines à venir, sur Gravity. Ah que serions-nous sans le septième art ? Perdus, nous serions…

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