Good Bye Lenin, l’Histoire dosée en amour.

Pour cette chronique, j’ai décidé de fouiller pernicieusement et méticuleusement ma bibliothèque.  Afin de vous offrir un bijou, une œuvre cinématographie bien réfléchie. Good Bye Lenin. Une formidable et splendide comédie dramatique devant laquelle il vaille la peine de s’arrêter, afin de discerner l’étiologie d’une génération, d’un mal profond.

César du meilleur film de l’union européenne en 2004, cette création allemande revient sur les années sombres lors de la chute du mur de Berlin. D’une famille de l’est et surtout d’une mère fidèle au parti communiste (Katrin Sass). Une communiste citoyenne. Celle qui a toujours su être présente pour animer les spectacles et autres manifestations culturelles voire sociales des jeunes femmes de son parti. Cette même mère se trouve par le hasard des choses et par la suite d’un choc émotionnel au coma. Un long coma durant lequel moult choses arriveront. Parmi les rocambolesques évènements, nous trouverons la chute du mur de Berlin qui entraîne rapidement un net changement des mœurs, un envahissement de la publicité ainsi que tous les fléaux qu’engendre le capitalisme. La ville est entièrement métamorphosée, et ce en l’espace de quelques mois. De huit mois, au final desquels la mère finit par se réveiller. Débute alors un long combat pour son fils, Alex (Daniel Brühl) qui a décidé de lui cacher la vérité, de lui cacher toutes ces mouvances et changements, de peur que son cœur ne s’affaiblisse encore une fois.
Il reconstruit alors autour d’elle, l’atmosphère qui jadis, régnait en leur foyer avant la chute du mur. De la chorale, jusqu’aux petits détails de la vie quotidienne, le tout se doit d’être à la hauteur et similaire à ce que la mère a pu connaitre. Il remet aux normes socialistes sa vie, aidé par sa sœur. En parallèle de cette histoire, nous assistons à une périlleuse relation amoureuse, celle du jeune Alex et de l’infirmière de sa mère qui saura être complice de cette folle aventure.

Un film d’une belle lenteur que le réalisateur Wolfgang Becker a su emplir d’émotions avec quelques vrais personnages pour nous faire revivre avant tout ce moment historique. Vienne s’ajouter à cela le talent de Daniel Brühl, qui a su faire de son rôle un personnage pathétique, nostalgique et si dévoué à sa mère. Chose qui le poussera à sacrifier toute sa vie pour le bonheur et la santé de celle qui l’a mis au monde. Une extraordinaire preuve d’amour. Abordant divers thèmes dont celui du romantique communisme voire même de la double vie des anciens-socialistes et accompagné d’une magnifique bande sonore de Yann Tiersen auquel l’on se doit d’être redevable pour avoir su brillamment nous emporter en quelques scènes, voire nous donner les larmes aux yeux. Ainsi qu’une excellente prestation pour ce qui concerne le décor historique affirmant l’authenticité du film.

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Une dose d’histoire, d’amour maternelle, de danger et de découverte.

Un film à voir et à s’en délecter, ne serait-ce que pour la bonne réalisation de son scénario et pour la touche humoristique si malicieusement insérée et enfin pour revivre cette grande époque qu’est la chute du mur Berlin. Une époque que malheureusement, une frange de notre jeunesse n’a pu connaître.

Note :  4/5