Femme écrite: Une audace qui se paie cher

Tout commence par une enquête policière, celle du meurtre d’une femme à la fois ensorceleuse et courageuse « Adjou », fille de joie et femme du personnage principal Naim, un anthropologue qui l’a rencontré en cherchant le 1er rôle de son film qui raconte l’histoire d’une légende du haut Atlas :

Mririda,une femme de petite vertu, qui s’est distinguée par son courage, son esprit libre, mais surtout pour ses poèmes, et son lyrisme surprenant.

Au premier regard, Adjou est une évidence, elle est la réincarnation de Mririda, elle devient donc sa muse et par la même occasion sa partenaire.
Extrêmement affecté par sa mort, il fera tout ce qui en son possible pour en connaître la cause.

Les péripéties tourneront donc autour de cette quête de la vérité, avec des flashbacks qui portent parfois à confusion.

Les retours en arrière nous plongeront dans un délire psychédélique : entre hallucinations et rêves, l’on n’arrive pas toujours à distinguer le vrai du faux. Le scénario quant à lui, est un ensemble de belles paroles pas toujours cohérentes.

Mais ce qui est néanmoins sûr c’est que le film de Lahcen Zinoun, est un film tabou : Prostitution, Inceste, et Liberté du corps sont des thèmes que le réalisateur abordera avec doigté.

Cependant, le sujet principal reste le tatouage, d’où le choix du titre. Lahcen Zinoun, nous emmène dans une sorte de voyage à travers le temps,nous faisant ainsi découvrir l’histoire de cet art ancestral, particulièrement ancré dans la culture populaire amazighe.

D’ailleurs, l’actrice principale Fatym Layachi fera volontiers don de son corps pour plaider en faveur du WACHM. Ceci dit, je ne suis pas sûre que les réalisateurs en ont fait bon usage, certaines scènes de nudité restent à mon avis injustifiées, je pense notamment à la scène au coté de la sublime « RAOUIA », qui manquait sérieusement de pudeur, j’aurais préféré que les grandes stars de cette scène soient les dessins ancestraux, et non le corps de Fatym Layachi. D’ailleurs, cette dernière fidèle à elle-même s’est distingué dans le rôle, ou devrais-je dire les rôles, qu’elle a interprété. On salue son audace, son courage, sa beauté  mais surtout sa maitrise qui  nous ont permis de plonger plus profondément dans cet univers confondant.

Personnellement, j’ai trouvé le film Beau de l’extérieur, Une toile que l’on se surprend à admirer sans pour autant en saisir le sens. Le réalisateur en essayant d’aborder des thèmes aussi lourds de sens s’est perdu en chemin, laissant les spectateurs troublés au milieu de ce labyrinthe où mysticisme et spiritualité se mélangent étrangement.

L’on Aime :
Les Chants folkloriques ancestraux, le voyage à travers les traditions amazighes, la beauté de l’image à l’écran et les répliques poétiques.

L’on Aime un peu moins :
Les scènes de nudité injustifiées, la plaidoirie parfois lourde en faveur du tatouage, l’entremêlement des histoires.

La Note : 2/5.  En commençant ce film, je m’attendais à y trouver des réponses mais il se trouve que j’en suis sortie avec un peu plus de questions.  Ce qui est sûr c’est que Lahcen Zinoun a réussi à m’intriguer….

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