« Everyday robots » de Damon Albarn: le retour d’un grand de la musique

 

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Avec Blur il avait chanté Girls and Boys ou Song 2, avec Gorillaz il participait au célèbre Clint Eastwood ou à Feel Good Inc. . Aujourd’hui  Damon Albarn, chanteur de ces deux groupes de légende, se lance en solo avec l’album Everyday Robots, nous l’avons écouté pour vous.

Ce qui est certain avec Albarn, c’est qu’on ne sait pas à quoi s’attendre ! Ayant collaboré tant avec les Maliens Amadou et Mariam qu’avec l’ancien guitariste de The Verve, Damon Albarn apparaît comme un artiste plutôt éclectique et c’est en partie cela qui ressort de ce premier album solo. En effet, rien à voir avec ce qu’on a pu entendre de Damon Albarn auparavant, oublié Blur, même si l’on peut déceler quelques traces de la voix de Gorillaz elles restent très rare, pour écouter « Everyday Robots » il faut donc passer l’éponge sur Blur ou Gorillaz et penser Damon Albarn.

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Le style en lui même reste très différent de ce que l’on a pu connaître de l’artiste auparavant, beaucoup plus calme, parfois mélancolique, l’album parait centré plutôt sur le sens que sur la forme, même si l’on sent un sens aigu du rythme à travers des mélodies fines et maîtrisées. Pas de « tube » sur cet album, pas de boum-boum, ce n’est pas ce que vous entendrez en boîte de nuit, c’est peut-être aussi pour cela que l’on peut remercier Damon Albarn, à l’heure ou le succès commercial prime parfois sur la qualité et le sens, on sent ici une réelle volonté de répondre à une thématique, un questionnement, à travers la musique. Alors ne vous attendez pas à vous déhancher sur cet album, la pochette vous préviens d’ailleurs du contenu de l’album, simple, pur mais beau. On pourrait parfois, pour donner une idée du style de « everyday robots », le comparer au travail des français d’AaRON ou aux anglais d’ALT-J dans le travail pointu qui est fait sur les mélodies et le ryhtme. Au niveau du sens, Albarn cherche ici à parler de la dichotomie actuelle entre l’humain et la machine, le morceaux éponyme de l’album, Everyday Robots qui ouvre celui-ci commence ainsi par la phrase « We are everyday robots on our phones », le morceau Lonely Press Play, parle lui, par exemple, de la soif de divertissement de l’individu moderne.

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Cet album, premier en solo de Damon Albarn, sonne un peu comme l’or, très beau, très pure, mais froid, un sens aigu du rythme et de la mélodie y est travaillé, tout au long d’un opus cohérent. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Brian Eno, un collaborateur et producteur de U2 ou Coldplay, participe aussi à cet album, achevant d’en faire une valeur sure.