Electric des Pet Shop Boys : Au moins, c’est dansant!

electric pet shop boys

La première sortie du duo britannique mythique sous leur propre label est correcte mais peine à entièrement convaincre.

Le prédécesseur Elysium, sorti il y a encore moins d’un an, se voulait apaisement, beauté et réflexion. Le nouveau Electric, avec sa vibes et la production de Stuart Price, ressort comme une parfaite antithèse. Le résultat est par contre un peu plus discutable.

A vrai dire, l’album commence et finit bien grâce à deux morceaux totalement dépaysants. L’écoute d' »Axis » équivaut à regarder un épisode de la guerre des étoiles du fait d’orchestra hits, saturations et voix de robot, alors que « Vocal » détend tout en faisant vibrer dans un style new age. Dans une autre moment convenable, Neil expose un raisonnement douteux (« Love is a bourgeois construct, so I’ve given up on the bourgeoisie ») accompagné de violons synthétisés et d’une ambiance semblable à d’anciennes chansons comme « Always on My Mind ». Pour sa première sortie sous son propre label, le duo a au moins le mérite d’avoir bien choisi ses singles, car le reste fait un peu moins frémir.

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« Bolshy » est sans doute un des pires morceaux du disque : une piste old-school très plate utilisant les mêmes sons de clavier qu’on entendait au début des années 90. On ne sait pas qui en est vraiment responsable, entre le penchant de Price pour la vieille disco ou un possible coup de nostalgie du duo. Les autres maillons faibles « Inside a Dream » et « Thursday » attirent tous les deux par des sons de cloche, mais le premier est plutôt ennuyeux et le second repousse à cause d’une prestation vocale pas terrible, même si le rap d’Example finit par sauver la mise.

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Et d’une manière générale, tous les moyens sont bons pour accrocher. Le coquin « Fluorescent » est moins notable pour ses bruits sexuels que pour ses sirènes d’alarme complémentaires. La version dance du morceau de Bruce Springsteen « The Last to Die » vaut le détour pour les chœurs qui remplacent les violons de la chanson originale, mais Pet Shop Boys a fait mieux comme reprise. « Shouting in the Evening » n’est autre qu’une profusion de dubstep.

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Au final, un album inégal mais plus efficace que le dernier Daft Punk, surtout que les singles montrent qu’on peut encore faire de la bonne EDM dans sa pure définition.

Note : 6/10