Dhafer Youssef à Jazzablanca

Des notes emplies de spiritualité font des morceaux que compose Dhafer Youssef un concentré d’émotions, l’écouter vous fera entrer dans une transe que même le silence ne pourra briser.

Son dernier album, Abu Nawas Rasphody sorti en 2010 est consacré au poète arabo-persan du même nom dont les poèmes portent essentiellement sur l’amour du vin ou khamriyyat , le libertinage, d’apostasie ainsi qu’une critique profonde de sa société d’antan. Thèmes que nous retrouvons d’ailleurs dans cet album dans plusieurs chansons tel que « Khamsa ‘ The Khamriyat of Abu Nawas ‘  » et « Profane ‘ The Wine Ode Suite ‘  » où certains des éléments cité ci-dessus figurent explicitement et d’autres, implicitement.
Dhafer Youssef – Khamsa by Dhafer Youssef on Grooveshark
Sa venue au Jazzablanca apportera indubitablement un grand plus à ce festival de plus en plus prisé par les mélomanes, qu’ils soient étrangers ou Marocains , compte tenu du caractère unique de son style musical riche et varié et sa maitrise hors-norme de l’Oud.

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A propos de l’artiste :

De son vrai nom Dhafer bin Youssef bin Tahar Maarref, né le 19 novembre1967 à Téboulba, est un compositeur, chanteur et oudiste tunisien. Il entame sa carrière musicale dès l’âge de dix ans en chantant à l’occasion de mariages dans son village natal. Remarqué pour la qualité de sa voix, il acquiert une certaine notoriété au niveau local et se voit invité plusieurs fois sur Radio Monastir. Il s’installe à Vienne entre 1989 et 1999 et vit depuis à Paris . Sa musique est nourrie de traditions soufies, de lyrisme arabe, d’influences multiculturelles et d’une instrumentation puisée dans le jazz et l’improvisation. Cette influence s’est faite sentir depuis son premier opus où il joue dans son propre groupe baptisé Ziryab, du nom du célèbre musicien andalou, puis dans son deuxième 3-titres (1996) où il s’illustre par sa vocalisation, notamment sur le morceau El Hobb el Hindi (L’Amour indien), ainsi que dans un album composé pour une pièce de théâtre à Vienne ; on en retiendra notamment le titre Galbi ala Galbak, un hymne à sa mère. Parmi ses collaborations notables figurent des duos avec Paolo Fresu, Nguyên Lê, Bugge Wesseltoft, Omar Sosa, etc.

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