Des petites merveilles du street art à Youssoufia

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  • vendredi 18 mars 2016 à 21:44 GMT

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A l’occasion du « Street Art Caravane » organisé par le British Council du 1er au 6 Mars 2015, plusieurs street artist sont venus produire de petits bijoux pour la ville de Youssoufia, afin de sensibiliser les jeunes à l’art et faire rayonner cette région souvent mise à l’écart en matière de culture. L’un des plus captivants fut celui de Okuda Sans Miguel, jeune artiste espagnol originaire de Madrid, qui a transformé une ancienne église en un chef-d’oeuvre pop, nommé « 11 Mirages à la liberté ».

C’est avec des yeux plein d’étoiles que les habitants de la ville de Youssoufia découvrent une nouvelle attraction dans leur ville : une gigantesque toile urbaine, prenant comme support l’architecture d’une vieille église, retraçant des animaux, des visages et des oiseaux à enchanter les enfants, dans des couleurs criardes à brusquer le paysage et transfigurer la petite ville marocaine. Dynamique, elle vibre aux rythmes du temps et change continuellement avec la lumière, au fil de la journée.

Le style particulier d’Okuda, qu’on qualifie de « surréaliste pop », fait fusionner les formes géométriques dans des couleurs chatoyantes, et s’accapare les espaces abandonnés des villes, comme les usines et les lieux de culte pour en faire des repères urbains. Au delà du visuel, ses travaux reflètent les contradictions de nos villes, les dualités auxquelles elle se confronte et les conflits entre la modernité et la tradition. Ils trahissent aussi la fausseté et l’artificialité de l’époque contemporaine, exprimant un « faux sentiment de liberté ».
On retient également la participation de l’excellent collectif britannique Agents Of Change, avec ses deux membres System et Remi/rough, celle du francais Yan Chatelain, l’italien Pixel Pancho ou encore le marocain Normal.

 

Okuda Sans Miguel

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Agents Of Change

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Normal

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