Clôture de la 7ème édition de la FCFW : Des créateurs inspirés

  • Etc 
  • dimanche 18 novembre 2012 à 18:09 GMT

Le 10 Novembre, les derniers flashs ont crépité sur le catwalk de l’ex-cathédrale du Sacré cœur pour clôturer la 7e  édition de la Fashion Week casablancaise. Les invités ont répondu présent en masse pour assister aux défilés de Ghita Laskrouif, Hatice Dokce et Noureddine Amir qui ont époustouflé l’assistance par des collections plus originales les unes que les autres.

Ghitta Laskrouif : La consécration

Après quatre participations à la FW, Ghitta Laskrouif présente pour la première fois une collection en solo lors du défilé du samedi soir. La créatrice de 26 ans, plasticienne de formation, s’inspire de tous les éléments microscopiques qui nous entourent ou qui font partie de notre corps, pour élaborer des tenues considérablement marquées par une touche artisanale.

 Ghitta Laskrouif effectue un jeu d’échelle entre le microscopique et le macroscopique et représente ce qui est habituellement invisible à l’œil nu en grand format. Simplicité dans le geste, lignes amples, style « Oversized » qui étoffe l’allure du mannequin sont les maitres mots de cette collection. La créatrice favorise l’utilisation de matériel artisanal comme la laine, le crochet, la maille, la crêpe et les cordons qui lui servent autant pour les vêtements que pour les accessoires.

Une collection colorée : Outre les teintes beige, marron et brune, la créatrice introduit un large panel de couleurs allant des teintes chaudes rouge, orange et prune à des teintes plus froides comme le bleu. Le coup de cœur de la collection fut en effet, cette magnifique robe bleue aigue-marine à la coupe vintage s’arrêtant en dessous du genou, dotée d’un décolleté généreux et agrémentée d’accessoires mêlant ouate et cordons.

 

Hatice Dokce : Une sophistication… médiévale

La Turquie invitée de marque de cette 7e édition de la FW à travers la référence numéro 1 de la mode masculine au pays du Bosphore : Hatice Dokce.

La créatrice diplômée de l’université des beaux-arts Mimar Sinan à Istanbul est fortement active dans le milieu de la mode. Elle a fondé la Fashion Designer Association, et a participé à des « fashion events » partout dans le monde, à Dusseldorf, Berlin ou encore Tokyo. Plusieurs célébrités turques ont défilé pour elle dont dernièrement Salma Ergeç, célèbre actrice turque jouant dans la série à succès : «  Le Siècle Magnifique ».

Sans aucun doute, Hatice Dokce nous présente le défilé le plus atypique de la soirée. Inspirée de l’époque médiévale, sa collection intègre des éléments de l’univers guerrier, ainsi des massues cloutées suspendent la silhouette des mannequins durant tout le défilé.

La créatrice travaille des tissus en laine, en soie, en organza ou à base de coton, auxquels elle mêle des épées qui sont évidentes dans certaine de ses créations et qui dans d’autres, se fondent au fur et à mesure dans les tissus, se transformant en motifs répétitifs.  Corsets en cuir affinant la taille, bliaud moyenâgeux réinventés, manteaux  (ou caftans ottomans revisités ?), tuniques dotées de boutons qui ont la forme d’épées miniatures, mêlés à des sweatshirts amples et des pantalons slims, font la particularité de cette collection.

Le blanc, le gris, le beige, le vieux rose ou encore le jaune sont les couleurs de prédilection de la collection. La surprise du défilé fut l’apparition sur le podium d’Omer Seval, un ancien mannequin turc qui a clôturé le défilé et qui a récolté une salve d’applaudissements de la part de l’assistance.

 

Noureddinne Amir : l’histoire d’un fil…

Artiste contemporain confirmé, Noureddine Amir est également un couturier de talent dont les collections expriment son ingéniosité et sa façon de concevoir les choses. L’homme refuse catégoriquement de suivre la tendance générale qui, selon lui, limite la créativité.

C’est dans son atelier laboratoire de Marrakech « Villa Amir » qu’il modélise ses créations à coup d’épingles sur mannequins de bois.

Pour cette collection : le couturier prend comme point de départ le fil, avec tout ce qu’il renferme comme symboliques, qui se complique chez la femme et qui devient droit et simple chez l’homme.

Les mannequins apparaissent sur le podium arborant des tenues aux allures de sculptures contemporaines. Coupes longues et architecturales, lignes épurées, courbes gracieuses définissent les créations de Noureddine Amir. Vestes et pantalons coupés près du corps pour les hommes, somptueuses robes longues au bustier serrant la taille et se déployant au niveau de la poitrine, ou encore robes courtes aux lignes simples et aux tissus colorés, qui subliment le corps de la femme.

Noureddine Amir choisit les tissus avec soin, mousseline de soie retravaillée, organza. Il crée aussi des effets de matière en intégrant fil de soie, raphia et fibres aux tissus qu’il utilise.

C’est une leçon d’élégance que nous offre Noureddine Amir pour ce dernier défilé de cette 7e édition de la FW casablancaise qui se clôture ainsi sur une bonne note et qui annonce une 8e édition pleine de créativité, de concepts novateurs et de nouveaux créateurs.