Charlie Winston : un hobo à Jazzablanca

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Le Hobo le plus célèbre de la planète s’est arrêté le temps d’un soir à Casablanca pour la 10ème édition du festival Jazzablanca pour un concert mémorable. Rencontre et compte rendu du concert. 

Avec son son style si singulier, Charlie Winston a su mettre le public du festival Jazzablanca d’habitude plutôt calme dans un état de chaleur inhabituelle. Si les habitués du festival Jazzablanca étaient plutôt déçus du changement de la scène du festival de cette année, qui ressemble plus à une salle de mariage qu’à celle d’un concert, Charlie Winston à lui réussi à faire trembler la scène et faire oublier cette petite déception.

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 Pendant plus d’une heure et demie, le chanteur au chapeau a revisité sa discographie, plongeant les spectateurs dans son univers tantôt calme et mélancolique, tantôt joyeux et rythmé. Il chantera plusieurs titres de son dernier album Curio City sorti en début d’année dont Lately, son dernier single. Le véritable moment fort de la soirée fût son interprétation de In Your Hands qu’il fera en faisant le tour du public.
Généreux jusqu’au bout, Charlie Winston clôturera sa performance à Casablanca en interprétant le tube qui l’a fait connaître : Like a Hobo, en choeur avec le public. Lors de l’ultime rappel de la soirée, il terminera en rendant hommage à Amy Winehouse et en faisant une interprétation magistrale de son titre Back to Black.

 

Trois questions à Charlie Winston

A: Votre dernier album Curio City, est beaucoup moins folk et beaucoup plus électro. Comment expliquez-vous ce revirement de style ?

Mon dernier album est plus electro. Avant d’avoir signé pour mon label Atmospheriques, je jouais avec un groupe qui faisait de la musique électronique, avec un style assez avant garde. Et puis lorsque j’ai commencé à enregistrer mes propres chansons, je ne me suis jamais considéré comme un artiste Folk, bien qu’étant très inspiré par les sonorités Blues et Jazz et la World music, et puis pour ce nouvel album j’ai eu besoin de changer, d’évoluer, et m’exprimer d’une autre façon.

A : Est ce aussi pour vous une volonté de chercher un nouveau public ?

En tant qu’artiste, le plus intéressant pour moi dans ce métier reste de faire  de nouvelles rencontres, c’est pour cela que l’on monte sur scène. Pour ce nouvel album je souhaitais développer de nouvelles choses et m’ouvrir à un nouveau public. Je me devais de relever ce challenge.

A : Que représente pour vous la musique arabe ?

J’en connais les sons, et les styles et j’aime les rythmes mais je ne suis pas très bon pour retenir les noms d’artistes. Certaines chansons de mon premier album Hobo sont inspirées de sonorités arabes. Je vis dans un quartier à Londres avec une forte communauté Turque et où les sons sont très proches des rythmes arabes, et donc ceci m’a inspiré lors de la production de mon premier album.