Coup de coeur : Blue Valentine ou l’agonie de l’amour

Aujourd’hui je vous parle d’un coup de coeur qui a pour titre Blue Valentine. Sorti en 2010, ce film a été réalisé par Derek Cianfrance et interprété par le délicieux Ryan Gosling et la sulfureuse Michelle Williams qui se sont engagés corps et âmes pour mener ce projet à bout.

La preuve ? Ils auraient vécu tous les deux dans la maison de leurs personnages pendant un mois dans le dessein de se mettre dans la peau de ceux-ci.

C’est sans doute cela qui fit le succès de ce long métrage puisque , dans la catégorie  » Un certain regard » , Blue Valentine a raflé plusieurs récompenses au Festival de Cannes 2010.

“ I make money. Money I can take girls out to dates with. Just so you know. ”

Tout commence dans une maison de retraite, où deux jeunes gens se rencontrent, se perdent de vue, puis se revoient sans le faire exprès . Une épopée amoureuse un peu forcée par le destin, par un enfant non désiré.  C’est surtout cela, Blue Valentine.

“ How do you trust your feelings when they can just disappear like that? ”

Dean et Cindy consumeront leur amour jusqu’à la dernière étincelle. Encore une histoire d’amour  qui finit mal ? Je dirais même plus.  Blue Valentine est l’autopsie du grand amour.  Un amour qui meurt doucement sans que quiconque puisse y faire grand-chose, fatalité ?

“Tell me how I should be. Just tell me. I’ll do it.”

Blue Valentine, c’est aussi cette histoire « sans le faire exprès ».  L’héroïne, Cindy tombe enceinte et Dean, éperdument amoureux de l’héroïne, la demande en mariage .  S’en suit la vie de famille puis, fatalement, la routine.

Ce qui touche le spectateur et rend le film d’autant plus intéressant ?

Les deux lignes temporelles qui se superposent avec d’un côté l’histoire romantique à souhait, avec tous ses clichés réunis et d’un autre, l’envers du décor, celui qui vient après la passion enflammée, celui de la réalité…

Mais aussi, et surtout l’authenticité du jeu des acteurs , dans la mesure où ils incarnent , en toute spontanéité le couple lambda et dans la version du présent et dans celle du passé.

Comme dirait Derek Cianfrance en décrivant son film : « Il s’agit d’honnêteté. De belle laideur et de terrible beauté. D’amour. »

« I like how you can compliment and insult somebody at the same time, in equal measure.”

Enfin , je ne puis que vivement vous recommander ce film. Que ce soit en période de déprime ou de grande joie, Blue Valentine est un véritable recueil pour les âmes esseulées que nous sommes.

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