Bensé chante Le Printemps

  • Musique 
  • jeudi 18 septembre 2014 à 17:10 GMT

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Un peu de variété française dans ce monde de brutes ! Si la Variet’ a depuis quelques années pris l’allure d’une injure, Julien Bensénior alias Bensé a lui, redonné à ce genre musical ses lettres de noblesses. Six ans après son premier album sobrement intitulé Album (que je conseille vivement), son printemps vient de faire éclore ses fleurs mélodieuses. Plus pop que son prédécesseur, utilisation du piano à la McCartney oblige, Le printemps est une déclaration d’amour à la vie et à ses travers, à Paris aussi.

La musique chez les Bensénior est une histoire de famille. Bassiste chez le frangin Jil is Lucky, les influences de Bensé ne se limite pas à Souchan ou Brassens, il puise également dans plusieurs références anglo-saxonnes sans lesquelles on ne peut prétendre faire de la pop/folk.

Le printemps de Bensé est certes joyeux, ensoleillé et enivrant. Les chansons Portrait chinois et En voyage en sont un exemple illustrateur, avec des lignes mélodiques énergétiques suintant la joie de vivre et la soif de découverte. Mais il ne faut pas oublier que ces moments là sont entourés par des périodes moins paisibles, des périodes où Le vent se lève et où La tempête bat son plein. Les mélodies sont alors plus grisâtres et les paroles moins allègres à l’image de La dernière fois, Mes baisers mais sans pour autant être fatalistes, le gazouillement des oiseaux se fera toujours entendre au loin. Difficile d’être pragmatique quand on est amoureux de ce qui fait la beauté de la vie : partant de l’hédonisme jusqu’à la mort en passant par la famille et les amis. On lui donnerait le bon dieu sans confessions à ce Bensé quand même !

Après l’écoute des quinze titres de l’album on ne peut que l’admettre (le confirmer dans mon cas), Julien est un excellent auteur compositeur. Il nous a dessinés par le biais de cet album un tableau divinement contrasté, des arrangements qui reflètent une palette d’émotions se déversant finalement dans un bonheur commun. Tout comme il existe dans l’art du cinéma des films qu’on qualifie de feel good movies, il existe également des albums du même acabit et celui-ci en mérite amplement le qualificatif. Ceux pour qui la musique adoucit les mœurs, le printemps vous sera une sorte de panacée éphémère. A sortir dans les moments cafardeux !

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