Au pays du Sang et du Miel, première réalisation d’Angelina Jolie

Qui aurait pu croire que la star planétaire qu’est Angelina Jolie, celle habituée aux strass et paillettes, aux unes des journaux people, et aux mille et un potins, irait jusqu’à consacrer la réalisation de son tout premier film à l’atroce guerre de Yougoslavie ? Avouons-le, personne n’a vu le coup venir, personne n’aurait pu deviner le thème de son film qui a pour titre Au pays du Sang et du Miel.

Notre Lara Croft  s’impose cette fois-ci ,et ce pour défendre le fait que son penchant humanitaire ne fait pas tout simplement office de petit loisir pratiqué avant de s’en aller se prélasser dans ses villas. Non, pour Angelina, cela se révèle finalement comme une passion, un tournant dans sa vie remontant plus précisément à l’année 2001. Au Cambodge, sur le tournage de «  Lara Croft : Tomb Raider » où avec quelques enfants entre les bras, des orphelins, et des bébés malades, elle tombera tout simplement sous le charme et jurera de faire tout son possible pour venir au secours de ces gaillards en détresse. Chose promise, chose due. Elle en adoptera, en parlera, et se consacrera pour le reste de sa vie, à jouer majoritairement des rôles à forte connotation humanitaire et ira même jusqu’à financer anonymement  un programme pour les veuves de guerre. Son implication dans cette cause, elle nous la prouve ici d’ailleurs, avec son tout premier film réalisé Au pays du Sang et du Miel.

Le film tourné en Bosnie, a pour espace et temps la guerre qu’avait connue cette même Bosnie. Une guerre qui par la force du destin, ira jusqu’à mettre Danijel et Ajla dans des camps opposés. Le Danijel est un soldat serbe, quant à la Ajla, elle n’est qu’une toute simple prisonnière détenue dans un camp surveillé par le soldat. Alors que les deux êtres partageaient par le passé quelques sentiments des plus profonds, voilà qu’ils se voient injustement séparés par le plus horrible crime commis par l’homme, la Guerre, avec tout ce qu’elle a de violence, de sévérité, et d’horreur. Leur relation a ainsi de quoi être on ne peut plus complexe, voilée par une certaine promiscuité. Ils ne savent pas quoi faire, leur différence ethnique a poussé leurs peuples à s’entretuer, ignorant ce qu’eux pouvaient bien ressentir l’un pour l’autre.

C’est ainsi que se résument les ingrédients du film. Des gens simples, une guerre, des sentiments, et des entraves. Une injustice en bonne et due forme pour le peuple, et des gens qui n’ont rien demandé, mais aussi pour cet amour qui se voit bouleverser.

Angelina Jolie marque ici ses premiers pas dans le monde de la réalisation. Derrière la caméra, elle n’hésitera pas à confesser que ce n’est que grâce à ses talents de comédienne, qu’elle a pu réussir sur le terrain à manier ses acteurs. Des acteurs qui pourtant n’ont rien de connu, ni de populaire. Puis, en lisant l’intrigue de l’histoire, en remarquant qu’il est question là d’une relation entre une femme et un homme qui se voient miner par quelques évènements des plus humiliants et contre lesquels ils ne peuvent malheureusement rien  faire, on ne peut  s’empêcher de se dire : et s’il s’agissait là d’une œuvre quelque peu personnelle ? On ne saura pas vraiment. Présenté à Zagreb, le film sortira dans toute l’Europe, d’ici début de Mars.

En attendant, la toute nouvelle réalisatrice avoue qu’elle se sent bien plus à l’aise dans cet accoutrement. Celui de façonner les films, et de guider les acteurs. Rendez-vous alors, selon ce qu’elle a pu laisser entendre, pour son autre film, qui cette fois-ci, penchera plus pour la guerre en Afghanistan.

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Sortie dans les salles françaises : 22 Février.
Sortie dans les salles nationales : Date inconnue.