Assi El Hellani à Mawazine : Voyage au pays du cèdre !

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Hier soir (le 29 mai), pendant que Guetta transformait la scène de l’OLM Souissi en boite de nuit géante, nous avons décidé de nous rendre à la scène d’Ennahda, où se produisent chaque soir depuis le début du festival Mawazine des artistes qui évoluent dans un registre autre que celui auquel nous vous avons habitué. Cette scène accueille chaque année des artistes orientaux de renom. Au fil des éditions du festival, les amateurs de musique arabe ont pu assister aux concerts de la grande chanteuse algérienne Warda, ou encore de la cantatrice libanaise Majida El Roumi.

Hier soir, C’était le tour du chanteur Assi El Hellani de se produire à Ennahda. Après lui avoir adressé quelques questions pendant sa conférence de presse à la villa des arts de Rabat, nous étions curieux de savoir ce que cet artiste avait à offrir. Rappelons que « le chevalier de la musique arabe« , tel qu’il est surnommé par ses fans, est l’un des chanteurs les plus célèbres du monde arabe. Il sort son premier album en 1990, et connaît, dès lors, un succès fulgurant. Il développe continuellement la musique traditionnelle libanaise et offre un nouvel opus à son public environ tous les ans. Le chanteur est également l’un des coachs de la version arabe de The Voice.

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Nous pouvons dire que nous avons été agréablement surpris par ce chanteur talentueux. Dès le début du concert, il entre sur scène, laissant transparaitre sur son visage une joie immense. Il plante ensuite le décor et annonce les couleurs de ce qui suivra. Il entonne son premier titre d’une voix pure et profonde qui nous transporte immédiatement au pays du cèdre. Des percussionnistes, tapant fort sur leurs tambours le rejoignent, et se lancent dans une Debkeh (Danse folklorique libanaise) au plus grand plaisir des spectateurs présents qui reprennent les pas exécutés par leur idole dans une synchronisation impressionnante. Etaient présents parmi le public hier soir, marocains, libanais, syriens venus tous profiter de cette ambiance festive digne des nuits beyrouthines. Le chanteur est rejoint, pendant le concert, par le talent marocain qui a remporté la version arabe de The Voice : Morad Bouriki. Ils font profiter le public de longs « mawwals », où se mêlent cris de cœur et poésie, transmettant aux présents une émotion intense.

Nous avons pu découvrir hier, sur la scène d’Ennahda, un artiste vrai et authentique, partageant sans modération son art avec le public qui le lui rend par des salves d’applaudissements répétées tout le long du concert.

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