« ANDROID » de Hicham Lasri au Festival du court métrage méditéranéen de Tanger

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  • samedi 10 septembre 2011 à 20:38 GMT

En attendant la sortie de « The End » pour Décembre, Hicham Lasri reste à l’affiche et nous dévoile une autre œuvre : ANDROID. Un court métrage expérimental qui sera en compétition officielle au Festival du court métrage méditéranéen à Tanger. Un festival qui s’étendra du 3 au 8 Octobre 2011.

ANDROID est une récente production de Pan Production Company réalisé par Hicham Lasri et inspiré de la très célébre chanson de Metallica, Wherever I May Roam.

Synopsis :

Badass Girl est une jeune femme qui fait ses besoins dans une décharge monstrueuse et se fait poursuivre par un Android momifié enchaîné qui essaie de récupérer la clé qu’elle a autour du cou pour se libérer. L’Android traque la jeune femme et croise d’autres mutants : un super héros en conflit avec sa divinité, un politicien qui espère tirer un gros poisson dans un égouts… la course poursuite se termine sur une impasse virtuelle des autoroutes informatisées et de la culture des réseaux sociaux.
Le terme « android » est un hommage au travail de l’écrivain P.K Dick, sur l’aliénation de l’individu par le système : on peut le changer par le terme zombie.

Comme pour ce qui était le cas de ses précédents travaux, Lasri nous révèle encore un peu plus l’étendu de son talent et sa capacité à présenter des créations qui sortent de l’ordinaire. Un réalisateur marocain qui ne rechigne pas devant l’idée de marcher au-delà des sentiers fléchés, battus et épuisés par tant de cinéastes. 

En effet, ANDROID donne ainsi la très nette impression qu’encore une fois et que pour notre plus grand bonheur, Hicham Lasri est parti voir ailleurs pour nous dégoter un court métrage qui sort quelque peu de la norme. Avec pour rôle principal, la somptueuse Zineb Samara puis dans le rôle de l’Android un Salah Bensalah, au jeu toujours aussi décalé et au comportement semblable à celui un zombie.

Au final, le court métrage et le travail du réalisateur collent comme d’habitude à son caractère. L’atmosphère calme mais toutefois morose, ajoutée à l’originalité de l’intrigue font de ce court métrage, un sérieux favori pour ce festival. Une affaire à suivre.