An Awesome Wave des Alt-J

  • Musique 
  • mardi 30 avril 2013 à 11:16 GMT

Delta Δ, cette lettre de l’alphabet grec pour qui la majuscule est de la forme d’un petit triangle. Forme qui jadis inspira les égyptiens lors de l’édification de leurs somptueuses Pyramides, ou encore il n’y a pas si longtemps, la construction du Louvre par les français, continue d’inspirer de nos jours, cette fois-ci les anglais, mais de façon différente.
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En effet, Alt-J (prononcer Delta Δ pour le raccourci sous Mac) est le nom d’un jeune groupe britannique formé en 2007, constitué de Joe Newman (guitare/voix), Gus Unger-Hamilton (clavier), Gwil Sainsbury (guitare/basse) et Thom Green (batterie). Leurs mélodies s’inscrivent dans des genres peu similaires, allant du hip-hop au rock en passant par une sorte d’interlude folks assez psychédéliques disséminés un peu partout dans leur premier album « An Awesome Wave » (3 interludes pour un total de 13 chansons) et, cerise sur le gâteau, une touche d’electro.
Au tout début, les quatre étudiants à l’université de Leed au Yorkeshire jouaient de la musique pour le plaisir, en essayant de s’amuser sans vraiment essayer d’adopter un style précis. Après la première rencontre des jeunes hommes dans un lieu pour le moins insolite, à savoir la laverie commune de leur habitation, Joe montra à Gus quelques mélodies qu’il avait composées à la guitare. Gus y ajouta des lignes de basse et ils composèrent quelques pièces musicales. Gwil et Thom ont rejoint le groupe après un moment, ce qui laissa par la suite émerger un style particulier qui ne mit pas longtemps à se faire remarquer par plusieurs maisons de disques.

Leur seul album à ce jour « An Awsome Wave » cité plus haut, offre un assez large éventail de titres contenant pour la majorité des bribes de sensibilités personnelles couplées à une sorte de confessions, le tout agrémenté de références incluant quelques allusions à certains films et œuvres littéraires ayant eu un impact sur les jeunes artistes. Notamment la piste « Mathilda » référence au film « Léon » de Luc Besson, Mathilda est le prénom de la fillette protégée par le héros (Jean Réno dans le rôle de Léon) contre un groupe de policiers corrompus, il y a d’ailleurs un passage de la chanson des Δs où ils chantent en français. En continuant de creuser dans le sens des allusions, on relève clairement dans la 3ème piste « Tessellate » l’amour que portent les jeunes hommes à leur forme préférée « …triangles are my favorite shape… » « Nous aimions le symbole delta, assez fort visuellement, sans pour autant qu’on nous appelle Delta. Alt-J induit un décalage, on aime ce côté indirect. Il faut souvent expliquer que le symbole se prononce différemment et qu’il s’agit d’un raccourci clavier … » rapporte Joe.
Les interludes quant à eux, nommés respectivement The Ripe & Ruin, Guitar et Piano , dégagent un charme particulier lors de l’écoute de l’album. En effet, ils remplissent pleinement leur fonction qu’on qualifierait, si je ne m’abuse, de piste tampon : Courts et joués en mode easy-listening, ils permettent ainsi de faire une sorte de pause musicale afin de reprendre l’écoute avec plus d’intérêt.

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