Amin Maâlouf, premier libanais à l’Académie française

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  • vendredi 15 juin 2012 à 10:11 GMT

30 Octobre 2009, c’est un grand nom de l’anthropologie qui s’est éteint, Claude Lévi-Strauss. Il faisait aussi partie des « immortels » comme on tant à appeler les 40 membres de l’Académie . Aussitôt la place vide, il a fallu à l’Académie un autre nom, une autre personnalité des lettres pour combler ce départ.

Après que l’Académie eut reçue en ses rangs, des personnes marquantes de l’histoire comme des arts et des lettres, mais aussi après avoir élu des artistes et personnalités d’origine étrangère, comme il eut été le cas avec l’algérienne Assia Djebbar ou encore le chinois François Cheng, la voilà qu’elle fait place à autre écrivain étranger, cette fois-ci libanais.

C’est ainsi qu’Amin Maâlouf , l’auteur du célébrissime Léon L’Africain, a été choisi pour ce fait ce Jeudi. Pour entrer dans l’histoire, et marquer de sa propre empreinte, ces 40 sièges sur lesquels tant de personnalités se sont succédé.  « J’apporte avec moi tout ce que mes deux patries m’ont donné : mes origines, mes langues, mon accent, mes convictions, mes doutes, et plus que tout peut-être mes rêves d’harmonie, de progrès et de coexistence » a confié le tout nouvel académicien à ses pairs.

L’auteur a insisté durant son discours, où il a en plus fait l’éloge de son prédécesseur, sur son désir de contribuer à démolir ce mur qui s’est élevé il y a de là quelques années, entre la Méditerranée et les autres univers dont il ne cesse de se réclamer.

Sur ce lien, l’intégralité du discours d’Amin Maâlouf .

L’auteur promet aussi un roman pour ce Septembre, « Les Désorientés » (Grasset) » où sera narré le périple et le voyage d’un historien exilé de retour à sa mère patrie, le Liban.