Amazigh Kateb, la mise au point

LoIAodCvY0ts1PUDvfaXoZjijHxOOG-5kDBsLWzXATo

Après leur passage à Mawazine, Amazigh Kateb et sa formation Gnawa Diffusion ont fait couler beaucoup d’encre et de salive acerbe en extirpant de leur gourbi une petite masse de pseudos défenseurs de causes tantôt patriotiques (où l’honneur d’une nation se limite à un morceau de tissu) et tantôt lyriques.
Des réactions, des propos insidieux, un sophisme dans un esprit fallacieux et un ridicule qui se surpassait dans sa niaiserie.

Une brusque montée antagoniste incite les lambdas que nous sommes à se poser la question existentielle du « pourquoi ? » Un détournement de masses qui ne se posent même pas de questions et se cantonnent dans le servi, des journalistes passifs et agonisants qui ne prennent la peine de vérifier ni la source d’une information ni sa véracité avant de la gerber.

La cause serait peut être que les propos tenus lors du concert n’ont pas été appréciés, mais quand on invite Amazigh Kateb on ne peut s’attendre à du cirage de bottes, ni à une caresse dans le sens du poil, car, dans un sens, Amazigh a été intelligent de faire croire qu’il acceptait un concert…et les conditions sous-jacentes, mais en ponctuant le concert avec des vers contestataires, en rendant hommage à Hugo Chavez et en chantant fi Khater le peuple et non les VIP dans les premières loges, Amazigh a dû piquer, surtout que le concert a été retransmis en direct à la télévision.

y8aY1cum_wwn_8EcuLkfNVfOo345zTod-4e-aITNu6k

Chronologie un peu sordide, le lendemain du concert, on assiste à un étalage de bravoure pas sur l’ambiance qui a régné, pas sur les 70 000 spectateurs qui ont répété mot pour mot le répertoire du groupe gnawi, mais sur un drapeau qui n’aurait pas été brandi (Pourquoi d’ailleurs ?), sur ces faits l’artiste sort un démenti ou il prouve par les faits et enregistrements que comme on dirait chez nous « الجنازة كبيرة والميت فار ».

Vient ensuite l’histoire d’un plagiat de vers qui appartiendraient à M.Abdellah El Oueddane. J’ai envie de dire aux lanceurs des vidéos, au matamore, apôtre de la culture et de la poésie, la faisant circuler dans un reliquaire et tirant sur le premier qui ose s’en approcher, pourquoi le deux poids deux mesures, on ne saura compter les reprises qui ont été faites lors de tout le festival, pourquoi ce concert précisément ? Pourquoi relayer de la désinformation, pourquoi être de mauvaise foi, au lieu de se renseigner auprès du principal concerné.

Amazigh Kateb n’a jamais prétendu être le parolier des vers déclamés. En Juin 2012, juste avant la sortie de son album Shock El HAL, le texte en entier a été mis en musique, et lors de sa visite en vacances au Maroc, Amazigh a fait écouter, chanté le morceau à plusieurs de ses connaissances, et leur a même lu le texte, dans un esprit de retrouver le parolier de ses poèmes, mais les recherches étaient vaines car tous partis dans le sens de Ouazzani au lieu de Ouaddane, c’est pour cette raison précise que le morceau n’est pas sorti sur l’album.

Plusieurs correspondances ont eu lieu dans ce sens, et j’invite les personnes qui accusent de plagiat à les demander, je cite ici M.Mohamed Hmoudane, écrivain, poète francophone et critique littéraire «J.J m’avait demandé, il y a un an, si je connaissais un poète marocain nommé Ouazzani dont un texte ou plusieurs ont été retrouvés chez Kateb Yacine par le fils de ce dernier, Amazigh. Regrettant de ne pas connaître ce poète, je lui suggérais de contacter l’écrivain Abdellatif Laâbi susceptible de mieux la renseigner sur ce poète et ses écrits »

Le fait n’est pas de se justifier, mais de démontrer la mauvaise foi dont peuvent témoigner certains, car au lieu d’être contents et fiers qu’une telle poésie soit ressuscitée, ils détraquent avec leur utopie toute action (et restent dans la réaction),
Pour finir, l’artiste tient particulièrement à remercier dans un humour sarcastique les personnes qui l’on accusé de plagiat car grâce à eux il pourra déposer le titre et enfin le sortir …

Le pourquoi revient donc…Pourquoi tant d’histoires sans histoire ?