Abeer Nehme… plus qu’une voix.

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Le Musée Batha est un lieu chargé d’histoire, mais c’est un lieu qui reste surtout et avant tout, chargé de souvenirs musicaux.

Le patio du Musée Batha ne cessera jamais de nous marquer, et pour encrer davantage cette impression, les organisateurs du festival nous sont venus avec un charmant talent, et une agréable voix, nommée Abeer Nehme.

Cette jeune chanteuse venue tout droit du Liban est derrière un répertoire extrêmement varié. Abeer Nehme redonne vie à travers ses chants à des langues antiques que nous croyions jusqu’à aujourd’hui, délaissées et oubliées. Ses chants, majoritairement religieux, sont inspirés des chants syriaques, byzantins et araméens, et reposent sur les textes de Saint Ephrem, entre autres.

C’est avec un chant traditionnel syriaque orthodoxe dédié à la Nativité qu’Abeer Nehme entame son spectacle. Ses pistes, qui pour la plupart ne sont longues que de quelques secondes, suffisent à atteindre l’auditeur au plus profond de son être.
Les prières s’enchainent au rythme des mélodies, les émotions se succèdent, attendrissantes et bouleversantes, la beauté et la force de sa voix allant jusqu’à faire verser des larmes à quelques-unes des spectatrices.

A la fin de ce concert, nous nous souviendrons davantage de « Ya Mariam », un hommage à la Vierge Marie, et de « Notre Père qui êtes aux cieux », interprété en langue aramaïque et reprenant les mots même de Jésus. Ainsi, le Festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès aura une fois de plus remporté son pari, en introduisant une chanteuse sacrée à un festival sacré.