10 films iraniens à voir sans tarder !

Parce que parler « Cinéma » inclut tous les cinémas, voici le top 10 des films iraniens qui vous feront voyager au pays des mille et une contradiction, là où la censure se mêle à la décadence, la soif de liberté à la peur des interdits et l’espoir aux désillusions de toute une nation.

#1 – Une séparation

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Réalisé en 2011 par Asghar Farhadi, Une séparation est un film iranien qui met en scène la vie de Simin dont la volonté est d’emmener sa fille à l’étranger. Son mari, Nader, refuse d’abandonner son père que la maladie d’Alzheimer est en train d’emporter. Dès lors, commence une procédure de divorce,…
Oscarisé en 2012 pour le meilleur film en langue étrangère, Une séparation est un vrai petit bijou du cinéma iranien qui met en avant des acteurs tels que Leila hatami, Peyman Maadi – connu notamment pour camp X-ray et The last Knights – ou encore Shahab Hosseini. Même si le scénario prend les apparences d’une histoire on ne peut plus universelle, il n’est pas moins révélateur des contradictions politiques et sociales de l’Iran contemporain.
A travers l’observation des problèmes quotidiens de deux familles iraniennes, Asghar Farhadi dénonce avec intelligence, l’hypocrisie et les mensonges d’une société tiraillée entre espoir et soumission.

  #2 – Like someone in love

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Présenté en 2012 au Festival de Cannes, Like someone in love est un film franco-irano-japonais produit par le réalisateur iranien Abbas Kiarostami,  connu notamment pour son univers cinématographique ambigu, qu’il réitère une fois de plus avec ce long métrage. Le pitch est simple :  un vieil homme rencontre une jeune femme à Tokyo. Elle ne sait rien de lui mais lui propose son corps.
Hypnotique et ambigu, Like someone in love vous emmène au cœur du questionnement identitaire par sa portée mystérieuse et nonchalante. Un film à voir et à revoir

#3 – A girl walks home alone at night
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Sorti en 2014, A girl walks home alone at night est le premier long métrage d’Ana Lily Amirpour dont le pitch met en avant la vie errante d’un vampire dans la ville fantôme de Bad City en Iran.
Plus concentré sur la forme que le contenu, A girl walks home alone at night est un vrai petit bijou visuel : L’esthétisme des images tournées en noir et blanc ainsi que la BO rock ’n’ roll de cette œuvre, en font le premier « western vampire » américano-iranien

#4 – Persepolis
Persepolis

Long métrage d’animation, Persepolis s’inspire de la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi, également réalisatrice du film. Présent dans la sélection officielle du Festival de Cannes de 2007, le film retrace la vie rocambolesque de Marjane Satrapi depuis son enfance à Téhéran jusqu’ à sa vie de jeune femme à l’étranger.
Censuré dans plusieurs pays dont l’Iran, ce long métrage traite avec humour et dérision, les conséquences d’une révolution ratée et ce à travers un esthétisme noir et blanc, parfaitement en accord avec l’ambiance pesante de l’époque.

#5 – A propos d’Elly

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Récompensé lors de la Berlinale 2009,  A propos d’Elly est le thriller iranien par excellence !
Le film dépeint avec réalisme et modernité le séjour d’un groupe d’amis au bord de la mer Caspienne quand soudainement l’un d’entre eux disparaît.
Ce thriller, réalisé par le grand Asghar Farhadi et brillamment  porté par la mystérieuse Golshifteh Farahani, apporte un nouveau regard, à la fois saisissant et troublant, sur une société dont les conflits politiques et sociaux se confondent à la soif de liberté et aux choix arbitraires.

 #6 – Ceci n’est pas un film

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Sorti en 2011, Ceci n’est pas un film relate l’histoire vraie du réalisateur Jafar Panahi, condamné à 6 ans d’emprisonnement et 20 ans d’interdiction de travail. A travers une vidéo où le cinéaste met en scène son dernier scénario avec comme seul décor le salon de sa maison, celui-ci traite avec beaucoup de sincérité, la difficulté d’exister en tant qu’artiste dans un pays où la terreur est au cœur de la vie quotidienne.
Un film documentaire très touchant sur la censure et la liberté d’expression.

#7 – Les chats persans

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Projeté pour la première fois au Festival de Cannes, Les chats persans dénonce avec justesse la difficulté de vivre librement au pays des mollahs quand on a vingt ans. L’intrigue tourne autour de Negar et Ashgan, deux jeunes iraniens qui décident de monter leur propre groupe de musique underground et de quitter l’Iran.
Tourné en seulement 19 jours dans les rues de Téhéran, ce film dépeint avec audace et réalisme le quotidien difficile des iraniens épris de liberté.
Le petit plus ? Un voyage au cœur de la musique iranienne underground, à la fois vivante et réprimée, insoumise et conflictuelle.

#8 – Nous trois ou rien

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Premier long métrage du réalisateur franco-iranien Kheiron, connu pour la mini-série « Bref », Nous trois ou rien relate l’histoire vraie des parents de ce dernier, leur combat pour la démocratie ainsi que leur exil en 1984.
Entre rire et larmes, Nous trois ou rien est une ode à la liberté d’expression et aux milliers d’iraniens exilés dans le monde.

#9 – Circumstance

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Projeté au Festival du Film de Sundance, Circumstance a été réalisé par Maryam Keshavarz et est sorti en 2011.
Bien que l’histoire se déroule à Téhéran, le film a été tourné à Beyrouth et relate la vie underground ainsi que l’idylle naissante entre Shirin et Atafeh dans une société où l’homosexualité est proscrite.
A la fois moderne et classique, ce film bénéficie d’un esthétisme visuel saisissant et dénonce avec beaucoup de simplicité, les tabous ancrés dans une société pleine de contractions.

 #10 – Rhino season

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Réalisé en 2011, Rhino Season est un film  du réalisateur Bahman Ghobadi (Les chats persans) et narre l’histoire de Sahel, un poète Kurde – interprété par l’un des plus grands acteurs iraniens, Behrouz Vossoughi- sorti tout droit de prison et dont le but est de retrouver sa femme Mina, jouée par la belle et troublante Monica Bellucci.
Le film, caractérisé par une ambiance pesante tant dans son esthétisme visuel que dans ses dialogues, dépeint avec une douce violence, les conséquences sociales d’une révolution politique.