Huile D’argan

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L’huile d’argan est une excellente solution pour les soins des cheveux et de la peau

L’huile d’argan a été largement utilisée dans vos salades et bien d’autres choses encore. C’est l’un des composants les plus sains pour améliorer le goût de vos aliments. Cette huile provient directement de la région méditerranéenne et elle est devenue si célèbre qu’elle a été utilisée sur tous les continents. C’est un favori parmi toutes les personnes soucieuses de leur santé. En raison du nombre considérable d’avantages, il a été classé parmi les meilleurs fournisseurs de nutrition. Il a été largement utilisé dans les savons, ce qui le rend doux et très agréable pour la peau. Il aide également à hydrater votre corps en utilisant cette huile dans le savon.

Recettes maison

Si vous voulez avoir des ongles lisses et fins, l’huile d’argan est la meilleure solution. Plongez vos ongles dans une tasse d’huile d’argan pendant 30 minutes et obtenez les meilleurs résultats.

Appliquez généreusement l’huile d’argan sur vos mains. Pour éviter de le répandre ailleurs, porter des gants de coton. Cette méthode vous aide à avoir une peau plus lisse et plus douce.

L’huile d’argan est la meilleure solution pour les lèvres gercées. Ça fait des merveilles à tes lèvres. 

Pour avoir de beaux cheveux lustrés, brillants, soyeux et sans pellicules, l’huile d’argan est le meilleur choix. Vous pouvez appliquer une bonne quantité d’huile sur vos cheveux et les couvrir avec un bonnet de douche pendant 30 minutes, puis le shampooing.

C’est une excellente solution hydratante qui rend votre peau plus douce et plus lisse.

Pour vous faire une solution de bain intéressante, vous pouvez ajouter 3-4 cuillères à soupe d’huile d’argan avec quelques gouttes d’huile essentielle.

Vous pouvez faire une excellente crème de nuit en utilisant 1/2 tasse d’huile d’argan, 1/4 tasse de vinaigre et 1/4 tasse d’eau. Cela aide à éclaircir votre peau, à éliminer les bactéries et à rendre votre peau lisse et nette.

Cela peut fonctionner comme une crème nettoyante si vous avez la peau sèche.

Appliquez de l’huile d’argan puis frottez avec une bonne quantité de sucre. Plus tard, essuyez le visage de votre visage avec un chiffon humide et chaud. L’un des moyens les plus faciles de se faire faire le visage.

Adoucissez vos pieds en appliquant de l’huile d’argan sur vos pieds.

Dans un bol, mélanger 1 oeuf, 1 c. À thé de miel, 1/2 c. À thé d’huile d’argan et quelques gouttes d’eau de rose. Utilisez ceci comme masque pour la peau sèche. Une fois appliqué, conservez-le pendant un moment, puis rincez-le à l’eau tiède. Tamponnez-le à sec.

Faites une pâte en mélangeant de la purée d’abricots et de l’huile d’argan tiède. Appliquez cette pâte sur tout le visage et laissez-la pendant 10 minutes. Lavez-le avec de l’eau.

Avertissement: Le lecteur de cet article doit prendre toutes les précautions qui s’imposent en suivant les instructions qui figurent sur les recettes de cet article. Évitez d’utiliser l’un de ces produits si vous y êtes allergique. La responsabilité en incombe au lecteur et non au site ni à l’auteur.

Livre : Confidences à Allah de Saphia Azzeddine

Livres

« Tafafilt c’est la mort et pourtant j’y suis née. Je m’appelle Jbara. Il paraît que je suis très belle mais que je ne le sais pas. Ça me fait une belle jambe à moi d’être belle. Je suis pauvre et j’habite dans le trou du cul du monde. Avec mon père, ma mère, mes quatre frères et mes trois sœurs. »


Voilà comment commence ce monologue sincère et exalté, entre Jbara, berbère issue d’un village de l’Atlas marocain et son unique confident, Allah. Sur un ton réprobateur, drôle, innocent, dénué d’emphase, mais toujours incisif elle relate l’oppression, l’agressivité, l’injustice probante. Un récit poignant, un témoignage renversant, qui met à nu nos vérités, nos vices, nos doutes et nous saisit à la gorge.
Ce premier roman de Saphia Azzeddine, auteure et cinéaste marocaine, bouscule, bouleverse et dérange. Dans un style cru et sans fioritures, la jeune auteure ne nous ménage pas et étale les maux de notre société machiste et patriarcale, où la femme n’a toujours pas su/pu trouver sa place, si ce n’est en bas de l’échelle sociale, ou dans la cuisine.

« Je l’aime, ma mère. Enfin, je ne suis pas sûre de l’aimer comme les autres gens aiment. Avec des sentiments et tout. Moi ma mère je l’aime parce qu’elle me fait pitié. Elle baisse toujours les yeux et marmonne dans sa barbe comme une folle. Parfois, elle récite le seul verset coranique qu’elle connaît et parfois elle parle à ses carottes. Elle met des oignons dans tous les plats ma mère, pour pouvoir pleurer en paix. »

Le fond et la forme se complètent : une histoire peu originale pour un texte brut et pourtant si vrai, si fort, si profond dans sa simplicité qu’il vaut tous les prêches. Le fondamentalisme n’y est jamais stigmatisé, juste l’ignorance des uns et l’arrogance des autres. Un véritable cataclysme.
Au fil des pages, Jbara s’indigne, dénonce, se confesse, et raconte sans demi-mesure ses déboires et ses (més-)aventures, au Seul et Unique, en qui elle ne perdra jamais la foi ; alors qu’elle l’a depuis toujours, perdue en l’Homme, père, amant ou ami.

Très vite, on est séduit par cette paysanne, pour qui un Raïbi Jamila vaut tous les sacrifices : « J’aurais tout fait pour ne pas décevoir ma mère, mais le Raïbi Jamila l’a toujours emporté sur tout. Je crois bien que même sur Allah ça l’emportait. Je ne compare pas Allah à un Raïbi, ça n’aurait aucun sens, je dis juste que le Raïbi ça a un bon goût sucré et que Allah jusqu’à présent il me laisse un goût doux-amer… »

Jbara ouvre les jambes plus facilement que son cœur. Et pourtant. Dans un style propre à elle, elle exprime des revendications ancillaires, des réquisitoires sociaux, trahissant ainsi l’iniquité d’une réalité dure et aliénante, d’une communauté qui se complaît dans la médiocrité et l’obscurantisme.

« Une des femmes (américaines), elle appelait son chéri « Babe, Babe ! ». Babe ça veut dire porte chez nous. Donc, elle l’appelait « Porte, Porte ! ». Ça, c’est drôle. Il faut vraiment être une connasse pour appeler son chéri Porte ! »

Elle fuira un inexorable destin de bergère condamnée à finir comme sa mère. Jbara, gamine naïve et mère célibataire, Shérazade, prostituée sublime que tous les émirs du Golfe s’arrachent, puis Khadija, épouse fidèle et soumise d’imam. Une succession de vies dans un seul corps. L’histoire d’une rédemption dites-vous ? Loin de là. Jbara n’a qu’une foi, et elle la gardera tout au long de sa vie. Son seul compagnon sera son Dieu, dont elle est très proche, à sa façon. Elle l’Aime. Et ça, personne n’a eu besoin de le lui apprendre, puisque de toute façon, là d’où elle vient on n’éduque pas les enfants, on ne fait que les bousculer et leur crier dessus.

Peut-on choisir son destin quand on n’a aucune liberté ni le luxe du choix? Alors que les hommes de son village se bornent à répéter des préceptes par arriérisme, suivisme ou simple tradition désuète, sans se pencher sur la Vérité, cette adolescente illettrée et niaise, se pose déjà des questions et remet en cause ce qu’on leur assène inlassablement, eux pauvres ignares. Sans jamais sombrer dans le pathétique ni se poser en victime, Jbara, rebelle et indomptable, nargue et touche plus qu’elle ne fait pitié.

Au-delà de la simple dénonciation, ce roman est une prière. Un plaidoyer sincère en faveur d’une foi moderne, en opposition aux idéologies rétrogrades qui condamnent la femme à la soumission et les miséreux à l’abdication. Jbara, elle, ne capitulera jamais. Elle restera debout, la main sur le coeur, défiant avec une verve inégalable et une foi inébranlable, la misère, le désespoir et la tyrannie des hommes, pour qui l’Islam n’est qu’un prétexte justifiant la subordination des femmes et tous leurs abus.

Saphia Azzeddine, à travers cet ouvrage drôle et captivant, nous balance en pleine figure notre profonde schizophrénie, dans un pays où tout est tabou et où l’hypocrisie est reine.

« Je hais mon voile mais là-dessous je peux pleurer en liberté. Pleurer cette misère à laquelle j’échappe de justesse mais que je côtoie malgré tout. Pleurer cette jeunesse qui me ressemble et qui serait la mienne si le destin ne m’avait portée ailleurs, pleurer ces regards vides qui n’attendent rien. Sauf peut-être qu’un jour vous arriviez à vous mettre à leur place pour comprendre que c’est insoutenable et qu’il faut faire quelque chose. Essayez. Juste une minute. Vous n’y arrivez pas ? Essayez encore. Je vais vous aider. »

Vice produit un documentaire sur la musique Hassanie

Media

VICE, le premier media web américain et mondial d’information auprès des 15 – 35 ans, a présenté en avant-première au FIDADOC à Agadir un documentaire sur une rencontre musicale explosive : GROUP DOUEH de Dakhla et CHEVEU de Paris.

VICE, est allé suivre en janvier 2016 à Dakhla l’enregistrement de l’album « Dakhla Sahara Session » et en a réalisé un documentaire de 35 minutes, qui sera diffusé dans plus de 15 pays en 3 langues.

La journaliste Pénélope De La Iglesia a pu vivre de l’intérieur, de manière totalement exceptionnelle, la genèse des morceaux, rendre compte des difficultés d’une telle rencontre et enfin de montrer le résultat finalement positif de cette résidence dans ce film documentaire réalisé par Gabrielle Culand.

 

Group Doueh issue de la ville de Dakhla, à l’extrême sud du Maroc a joué aux USA et en Europe dès 2008 après avoir été découvert à l’occasion du Festival Mer et Désert de Dakhla en 2007. Ce quatuor propose une musique traditionnelle Hassanie électrifiée. La chanteuse Halima JAKANI est aujourd’hui reconnue au delà des frontières comme l’une des plus belles voix Saharaouies de ces 20 dernières années.

Le trio parisien Cheveu existe depuis 2003 et possède à son actif 4 albums tous salués par la presse musicale de Londres à Madrid, et de New York à Tokyo.  Ils ont souhaité sortir de leur zone de confort et s’ouvrir à des sonorités dont ils ignoraienttout avant la rencontre et, ainsi, offrir à cette création tous les possibles.

« Ce disque, c’était comme un défi un peu surréaliste, une mission quasi-impossible, où le temps allait compter. Résultat : un big bang tellurique, une création atomique, une histoire d’énergies « primitives » qui remet les pendules à l’heure du Tout-Monde. Entendez deux entendements du temps si différents. Retour vers le futur à l’imparfait du subjectif  » – Jacques Denis, journaliste

Cette rencontre a été initiée et co-produite par le label Born Bad Records et par le Programme Hassani Music (Valorisation et Promotion de la Musique Hassanie) sous l’égide du Ministère de la Culture, en partenariat avec la Fondation Hiba. Ce programme quinquennal lancé en 2016 vise à repérer, former, produire et diffuser les artistes hassanis marocains. Il est dirigé par Youssef Kamal.

Expérience en plein désert

Expériencesdesert campExperience

 

Si vous recherchez un traitement royal pour vous-même en morocco desert camp, votre recherche pourrait se terminer au Chez Le Pacha . Là bas, on vous proposera des services de classe mondiale qui vous laisseront complètement envoûtés. L’architecture de l’hôtel Chez Le Pacha est merveilleuse et magnifique. Elle compte 40 chambres magnifiquement restaurées avec un mobilier et des tissus traditionnels. L’intérieur du Chez Le Pacha est une combinaison parfaite d’antiquité et de modernisation pour accueillir les personnes ayant une vision à la fois traditionnelle et moderne. Chez Le Pacha dispose d’installations telles qu’Internet avec messagerie vocale, lignes RNIS et prise de courant fournie individuellement dans chaque chambre. Cependant, le meilleur atout de Chez Le Pacha est son emplacement merveilleux. Chez Le Pacha, situé en Mhamid El Ghazlan, avec des chambres climatisé,  la vue imprenable sur les dunes ne manquera pas d’attirer votre attention. Vous pouvez avoir le meilleur du desert camp.

Dans Chez Le pacha vous trouviez plusieurs bivouacs . Si vous préférez un peu de confort à la maison, les camps sont situés en plein désert avec des tentes de luxe. Chaque pièce est surélevée et offre une vue imprenable sur les plaines inondables.

Un thé Marocain dans l’après-midi à Chez Le Pacha est quelque chose que vous ne pouvez tout simplement pas vous permettre de manquer! Pour savourer le goût des variétés de thé offertes au Chez Le Pacha, vous devez réserver votre séance au moins 2 mois à l’avance. Cela en dit long sur la popularité du thé de l’après-midi. Pour faire de votre thé l’après-midi une occasion.

Anoushka Shankar: La virtuose du sitar au Théâtre Mohammed V

Musique

Dans une salle comble au Théâtre Mohammed V, Anoushka Shankar, virtuose du sitar, a joué son dernier album Land of Gold à l’occasion de la 16ème édtion du festival Mawazine Rythmes du Monde.

Un public hétéroclite

Le nom Shankar est synonyme de musique classique indienne et de sitar. Fille et disciple du légendaire Ravi Shankar,  Anoushka Shankar a joué devant un public de tous âges, venu des quatre coins du monde pour assister à une performance qui s’annonçait unique en son genre au Maroc. Des indiens, des français, des espagnols, mais aussi de jeunes marocains amoureux de la culture indienne et de sa musique traditionnelle et sensuelle ont assisté à son spectacle.

1H30 de pur talent

Anoushka Shankar est connue pour repousser les limites du sitar, non seulement dans sa forme traditionnelle classique indienne, mais aussi en brisant les conventions et en travaillant avec de nouveaux sons et formes artistiques. Dans ce sens, on retrouve l’authenticité du sitar et du shenhai avec Sanjeev Shankar en accompagnement, mais aussi le hang avec le très talentueux Mano Delago ainsi que Tom Farmer à la contrebasse, instrument qui ajoutait beaucoup de profondeur et d’authenticité à l’ensemble.

Débutant avec la première chanson de son album, Boat to Nowhere, la sitariste a tenu à s’exprimer sur son album qui traite de thèmes contemporains et d’actualité, comme l’asile, le mouvement ou encore les réfugiés, expliquant l’enchaînement d’un mélange de sons sombres et tristes et la progression vers une fin plus légère. D’ailleurs, sa dernière chanson, Reunion, qui en a d’ailleurs ému plus d’un, prône l’espoir d’un changement et d’une évolution vers de meilleurs lendemains.

Pour clore sa prestation émouvante et époustouflante, et sous un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations, le groupe d’anoushka Shankar est revenu, adoptant une position plus décontractée sur scène, et improvisant une lullaby (berceuse) pour son public avant de partir. Les lumières tamisées, l’effervescence du public et la simplicité du décor ont en fait l’une des meilleurs performances au théâtre dans le cadre de Mawazine jusqu’à présent.

Une artiste chaleureuse

La sitariste a tenu à interagir avec son public de façon ponctuelle, pour montrer sa gratitude et son plaisir de jouer dans le cadre de Mawazine, mais surtout de revenir au Maroc après près de 12 ans d’absence. Un florilège d’acclamations et de déclarations d’amour lui ont été adressé par un public jeune, Allant de « Welcome », « I love You » ou carrément « Your hands are heaven makers », réplique qu’elle affirme ne jamais avoir entendu jusqu’à présent!

Outre le plaisir d’assister à sa performance, Anoushka Shankar et son équipe de brillants instrumentalistes engageaient le public en prenant plaisir à jouer et en communiquant cette énergie positive tout autour d’eux.

Répertoire de l’artiste:

  1. Boat to Nowhere;
  2. Secret Heart;
  3. Jump in;
  4. Dissolving Boundaries;
  5. Land of Gold;
  6. Last Chance;
  7. Crossing the Rubicon;
  8. Say your Prayers;
  9. Reunion.

Son album est d’ailleurs en vente au Théâtre Mohammed V.

Livres : Le style Fred Vargas

Livres

Je ne sais pas vous, mais il ne m’est jamais venu l’idée de qualifier un récit policier contemporain de roman. Je vois s’entasser des mots qui racontent, pas des mots qui touchent ou remuent quelque chose en moi en racontant.Il s’agit d’aligner les évidences et d’en faire, avec les contorsions d’usage, une farandole plus ou moins cohérente, plus ou moins rusée. Ce à quoi arrivent d’ailleurs beaucoup de ces écrivains qui versent dans le récit d’investigation. Les idées sont là, souvent recyclées, rarement ingénieuses, mais toujours dépourvues de littérature.

Pourtant et à ma grande surprise, comme je l’espère à la votre également, un écrivain aura su donner ses lettres de noblesses à la brebis galeuse livresque, le roman d’investigation ou plus généralement le roman noir.

Celle à qui nous devons le salut de la littérature policière est née à Paris en 1957. Fred est le diminutif de Frédérique et Vargas son nom de plume. Passionnée d’archéologie, elle étudiera l’histoire, plus particulièrement le moyen-âge, intègrera par la suite le CNRS et fera de la littérature policière pour selon elle, « contrer l’austérité scientifique du métier d’archéologue ».

Vargas a une façon toute particulière d’insuffler à ses personnages une humanité des singularités, pas une simple présence. Ils sont beaucoup à avoir réussi ce petit tour de force littéraire, mais Vargas elle, fait en sorte que les paroles, les gestes, les liens qui unissent ses personnages résonnent tout le long et bien après la lecture de ses romans.

Ils ne sont ni plus beaux, ni plus sympathiques que d’autres. Simplement, ses personnages ne fayotent pas.

Il est difficile d’expliquer dans quelle mesure la construction de ses personnages se fait à la fois librement et selon un échafaudage précis et singulier, qui parfois dérange, souvent étonne mais n’en oublie jamais de rappeler le lecteur à son humanité. C’est là pourtant bien le tour de force que réussit cette grande dame de la littérature.

La sensibilité des individus qui font le livre ne s’efface jamais au profit du morbide et se place toujours – même subtilement, surtout subtilement – en deçà de l’investigation elle-même. Une investigation qui ne perd pas pour autant de son inventivité hors-normes !

L’admirable est cette faculté de l’auteure à poser son petit monde, à le faire interagir et vivre envers et contre le tragique. Confortant ainsi l’idée que le courageux et le beau en chaque individu, dans nos différences les plus criardes, est notre seul vrai bouclier contre les ravages du vil et du mal.

Mais en plus du beau petit monde qu’elle met en scène avec brio, la dame a le don de l’intrigue et de la scène. Que ce soit dans les landes Québécoises ou dans les caves de la Città del Vaticano, la valse des mensonges, des meurtres et des dissimulations n’en finit jamais d’étonner. Parce que ficelée et parce qu’unique.

Vargas est donc sur tous les fronts.

Mais son ingéniosité est indéniablement et premièrement littéraire.

Et c’est en faisant de ses personnages le creuset de son travail littéraire, en leur donnant la capacité de manier la littérature à leur façon propre, qu’il y a distinction. Quand l’inspecteur Adamsberg, personnage dissonant, déglingué et rémanent dans les romans de Fred Vargas prend des libertés avec les mots, en invente ou s’en plaint, son adjoint à la « culture encyclopédique » joue de son érudition et serait capable de lui conter l’étymologie de tous les mots qu’il saccage. Pourtant, et sans qu’il y ait « complémentarité » ces deux personnages s’entendent comme larrons en foire.

Chez Vargas les mots bercent l’intrigue et le poétique s’insinue entre les trames du tragique.

C’est l’écrivain des meurtres et des identités.

Et de ce fait, elle opère a mon sens une refonte véritable des caractères du roman policier.

Live report : Yasmine Hamdan au Festival de Fès des musiques sacrées

Musique

Dans le cadre de la tournée qui suit la sortie de son mystérieux et charmant album « Al Jamilat », Yasmine Hamdan s’est produite au Festival de Fès des musiques sacrées dans un concert intime et inédit qui marque la première performance publique de l’artiste au Maroc dans toute sa carrière musicale. On y était, on vous raconte. 

En dégageant tout naturellement la sensualité captivante de sa personne, la Libanaise Yasmine Hamdan a excellé dans sa prestation en interprétant une sélection de morceaux principalement tirés de son dernier album mais aussi de son précédant « Ya Nass », sorti en 2013. Avec sa tenue en cuire qui nous rappelle les costumes de la danse orientale de l’âge d’or égyptien, Yasmine crée une ambiance orientale, elle chante et danse puis elle s’adresse en douceur au public dont la moitié est formée d’étrangers venus à la découverte de l’orientalisme musical de l’artiste.

Le Jardin Jnan Sbil, de la cité impériale Fès, avec sa verdure, ses cours d’eau calmes et son air frais était un parfait endroit pour accueillir les sonorités des morceaux de « Al Jamilat ». Des chansons qui nous parlent de la beauté des femmes, de l’amour et de la paix. Dans sa performance, Yasmine a interprété plusieurs chansons comme Balad, un morceau qui pointe la souffrance des citoyens d’un pays déstabilisé, mais aussi Al Jamilatdont les paroles sont empruntées d’un poème de Mahmoud Darwich.

Après avoir chanté La Ba’den et Cafe, Yasmine nous invite à une ballade dans l’ambiance purement électronique du morceau Ta3ala qui n’est d’ailleurs autre qu’une version revisitée du somptueux morceau Tango sortie en 2002 dans l’album « Cheftak » par Soapkills, le défunt groupe underground qu’elle forma avec Zeid Hamdan et dont elle fut la leader.

 Le coup de cœur du concert est sans doute l’émouvante interprétation de « Hal » que Hamdan nous a sorti comme une cerise sur le gâteau tout en faisant la mention que le clip de cette chanson a été tourné à Tanger dans le cadre du film Only lovers left alive dans lequel elle a participé en tant qu’actrice.

La fin du concert s’est faite dans la joie et la danse, la très sensuelle Yasmine Hamdan a invité avec enthousiasme son public à s’approcher de la scène et à danser alors qu’elle chantait un vieux morceau de pop égyptienne. Sans surprise, le public a été scotché sur place même après que l’artiste ait quitté la scène… Résultat, Yasmine entendant les cris revient sur scène pour chanter un dernier morceau, Beirut et nous dire au revoir.

Lorsque Game of Thrones fait un clin d’œil aux savants musulmans

Cinema

Il est vrai que c’est assez discret comme clin d’œil. Celui-ci n’occupe d’ailleurs que deux petites secondes tout au plus dans tout l’épisode. Mais ces deux secondes se sont révélées suffisantes pour nous pousser à mettre « pause » à la 27e minute et 48 secondes et à nous arrêter sur cette belle trouvaille.

C’est donc en regardant le premier épisode de la nouvelle saison 7 de GoT, comme plusieurs fanatiques autour du monde, que nous remarquons que les réalisateurs ont glissé discrétos le schéma d’étude de l’éclipse lunaire élaboré par le célèbre mathématicien, astronome et polymathe musulman du Xe siècle Al Biruni. Celui-ci  avait notamment calculé le rayon de la Terre et étudié la rotation de celle-ci autour d’elle même et du soleil plusieurs siècles avant Copernic et Galilée, c’est-à-dire bien avant la Renaissance européenne. Son schéma sur les différentes phases de la lune est extrait de son livre Kitab al-Tafhim. Sur son manuscrit, en bas du schéma, on peut même lire en persan le commentaire du savant qui dit: « Pourquoi? Pourquoi l’augmentation et la diminution de la lumière de la lune est-elle constante alors que cela n’est pas vrai pour les autres étoiles? ». Il conclut de ses observations que: « La lumière émise par les étoiles leur est propre » (contrairement à la lune).

La série est friande de références, que ce soient des références déjà présentes dans les livres ou bien des références incorporées pour le besoin du tournage, il suffit d’ouvrir l’œil… et des livres d’histoire. En effet, on pourrait citer à titre d’exemples le Mur qui rappelle le mur d’Hadrien séparant l’Angleterre de l’Ecosse. On notera d’ailleurs que la géographie insulaire des sept royaumes rappelle celle de la Grande Bretagne. Remarquons aussi que, dans Game of Thrones, il y a 7 royaumes. Dans l’Angleterre du VIIe siècle, il y a aussi (oui, oui) 7 royaumes que l’on appelait l’Heptarchie: Le Wessex, l’Essex, le Sussex, le Kent, l’Est-Anglie, la Northumbrie et la Mercie.

G. R. R. Martin s’est beaucoup inspiré de l’histoire de l’Angleterre. Plusieurs événements essentiels à l’intrigue ont été puisés dans l’Histoire à l’instar de la guerre des cinq rois inspirée de la Guerre des Deux Roses qui opposa les York aux Lancaster ou encore Les Noces Pourpres (Red Wedding) pratiquement calquées sur The Black Dinner de 1440 ainsi que sur le Massacre de Glencoe de 1692. La série est une oeuvre composite par ses différentes sources d’inspiration.

Au début de la série, souvenons-nous, Daenerys affranchissait les esclaves des cités vaincues. A l’épisode 3 de la saison 4, les catapultes de l’armée de Daenerys envoyaient des chaînes brisées sur les murailles de la cité esclavagiste de Mereen. Cela ne vous rappelle-t-il personne? Vous l’avez deviné (aller, on est sympa)! Il s’agit bien du fondateur de l’Empire Perse Cyrus le Grand (évidemment!) connu pour sa tolérance et sa magnanimité et qui est à l’origine du cylindre qui porte son nom. Ce Cylindre dit de Cyrus est considéré à juste titre comme la « première charte des droits de l’homme » par les Nations-Unies. Ce dernier garantit la liberté de culte et abolit même l’esclavage, nous sommes alors au VIe siècle avant J.-C.. Une autre trouvaille, et pas des moindres, l’épée des Dothrakis qui n’est autre que le célèbre khépesh des pharaons et qui fut même, dit-on, l’épée de prédilection d’Alexandre le Grand. Il y a d’autres trouvailles comme l’obsidienne utilisée dans la Préhistoire comme lame et qui a inspiré le verre-dragon, il y a aussi l’ordalie pour le procès de Tyrion  qui fut en vogue en Europe médiévale ou encore le feu grégeois qui eut raison de la flotte de Stannis à la Bataille de la Nera et qui rappelle les guerres arabo-byzantines et les sièges de Constantinople aux VIIe et VIIIe siècles. On pourrait longuement s’attarder sur ces quelques délicieux détails mais revenons à notre astronome musulman du Xe siècle.

 

Sur le schéma dans GoT, on trouve le même dessin en rouge et noir, sauf qu’il y a 6 positions chez Biruni et uniquement 5 dans le schéma de GoT qui a été légèrement modifié et incorporé à ce qui semble être un manuel d’astronomie exposé dans l’espace privé de la bibliothèque à laquelle Samwell Tarly n’a pas encore accès.

Par ailleurs, le globe armillaire situé au centre de la bibliothèque de La Citadelle et que l’on retrouve dans le générique d’ouverture rappelle les globes armillaires arabo-persans et l’astrolabe universel développé par les savants musulmans dès le XIIe siècle.

En tout cas, on peut rassurer notre ami Sam, La Citadelle à Oldtown est certainement le meilleur endroit pour accéder à la science et à l’érudition dans tout Westeros. C’est aussi le meilleur endroit pour devenir un bon Mestre et un bon conseiller de Jon Snow!

La culture après le Ftour : notre sélection

Cinema

Qui a dit que Ramadan rimait avec absence d’activités culturelles ? Si comme nous vous en avez marre de vous réunir dans des terasses de cafés après le Ftour, voici une sélection d’évènements culturels à ne pas manquer.

L’Uzine : épicentre de la culture pendant Ramadan

Depuis début ramadan, et pour la deuxième année consécutive c’est à l’Uzine à Casablanca que l’offre culturelle est probablement la plus riche grâce à la programmation de Chbe3 Fen F’ramdan. Au programme : expositions, cinéma, musique, et théâtre. Direction donc Ain Sebaa pour découvrir l’exposition évenement FOOTPRINT ZERO, un projet international qui propose aux artistes invités d’interroger et d’explorer les préoccupations locales et mondiales de la destruction de l’environnement, qu’elles soient politiques, économiques, écologiques ou culturelles. Et comme ce n’est pas tout, des pièces de théâtre sont présentées tout le mois comme Ophélie n’est pas morte de Nabyl Lahlou (le 16 Juin), ou L’inspecteur de la compagnie Dabatheatr (le 23 Juin).

Côté cinéma, c’est une programmation sous le thème « Regards sur le Maghreb et le monde arabe » que L’Uzine propose avec la projection de Mille Mois de Faouzi Bensaidi (le 10 Juin) et de Wajda de Haifa El Mansoor (le 17 Juin). Enfin, la musique n’est pas en reste avec plusieurs concerts prévus jusqu’à fin ramadan comme celui de Touria Hadraoui, une chanteuse marocaine qui sublime le chant du Melhoun arabo andalou et le chant soufi. Elle sera en concert à l’Uzine le dimanche 18 Juin.

Le plein d’humour après le Ftour

Ramadan est également la saison des stand up au Maroc avec une programmation très riche cette année. Nous vous recommandons de découvrir sans plus attendre, l’impertinent mais tout aussi drôle Saad Mabrouk qui, doté d’un humour pétillant mélangeant sketchs préparés et vannes spontanées, porte un regard décalé sur son quotidien. Il performera à Rabat au centre culturel Agdal, le mercredi 14 Juin.

Toujours côté révélations, place au duo infernal Les Inqualifiables, qui nous donnent rendez-vous pour la 3ème année consécutive pour leur spectacle « Aji Tahdam 2017 », de quoi vous permettre de rire un bon coup après le f’tour ! Le duo composé de Amine Benghazi et Oubeid Allah Hlal a imaginé un spectacle fidèle à son style décalé, qui mêle stand-up et sketchs aux gags bien hilarants. Ils fouleront la scène du théâtre Mohamed V à Rabat le samedi 17 Juin.

Enfin, la valeur sure de l’humour Hanane Fadili revient avec son spectacle Hanane Show et propose une panoplie de personnages hauts en couleurs et tout aussi drôles. Elle sera en représentation à Casablanca pour 3 dates : les 13, 14, 15 Juin à Casablanca au Mégarama.

Les autres spectacles à découvrir :

  • 1h30 de rire avec Rachid Rafik et Yassar à Fès au Megarama – Le 15 et 16 Juin.
  • Said et Wadii à Casablanca au Théâtre Mohammed VI – Le 16 Juin.
  • 3la Sebba de Abdelfettah Jouadi à Casablanca au Théâtre Mohammed VI – Le 20 Juin.

Le cinéma en plein air avec Cameo Cinema

Un cinéma en plein air au Maroc, c’est devenu possible grâce à Cameo Cinema. Niché à l’hippodrome d’Anfa à Casablanca, ce cinéma en plein air offre un cadre des plus agréables pour voir ou revoir le meilleur du cinéma mondial. Affallez-vous sur un pouffe, sirotez un bon cocktail offert à l’achat d’un billet, et profitez de votre projection. Petit bémol, le prix d’entrée fixé à 100 dhs qui n’est malheureusement pas à la portée de tous.

Projection tous les soirs du mois de Ramadan à l’Hippodrome d’anfa à casablanca à 21h30.

 

La rentrée littéraire, épiphanies en série

Arts

La rentrée littéraire s’affiche et aveugle, seule parmi bien des reprises à enflammer, elle décide non seulement du devenir d’un marché mais également d’âmes en banqueroute. Celles d’écrivains, majoritaires, qui passent à la trappe. Et celles, plus nombreuses encore, de lecteurs assommés par la redondance des simagrées littéraires, de marges énormes, de police d’écriture hypertrophiée, de vide spirituellement rentable. On retrouve, pour l’exemple, une Nothomb avare de littérature, avec un Pétronille tout en bulles, qui met en scène les robinsonnades de sa vie d’ivresse sans émoustiller, agiter, dans cet appareillage dérangeant auquel on avait pris goût et que son  hygiène de l’assassin semblait nous promettre à foison.

La rentrée littéraire, et le truisme en est flagrant, est scindée par le cliquètement des pièces et la braise du mot. Vous retrouverez ici ce qu’on a aimé lire et pourquoi. Cette liste n’est pas plus exhaustive, pas moins bigote et arbitraire qu’une autre, mais elle est glabre de cet aveu : on ne rend justice qu’à quelques rescapés du flot des quelques 607 écrivains qui s’est abattu sur les librairies, il incombe à chacun la témérité de prospecter encore.

Ce roman est férocement humain. Il ne se prive pas d’être caustique, dévoyé ou dérangeant. On sent les fêlures, on sent les âmes qui s’écorchent, les relations qui craquent avant l’heure, les yeux tristes d’avoir vécu des espoirs sans noms. Anna est en perdition, elle a connu la gloire en tant qu’écrivain et la gloire s’en est allée. On l’accompagne alors qu’elle affronte l’excentricité froide de sa mère, le sérieux de sa sœur, médecin, avec laquelle elle a autrefois porté le fardeau de la révolution, du petit communisme. Les stigmates sont là, il faut les assumer. Panser peut être, se faire du mal sûrement. Pour mieux guérir ?

A force d’indemniser, de rentabiliser, de peser et contrebalancer, un assureur va s’intéresser à la valeur de sa vie, estimer les moments qui l’ont fait couard, qui l’ont perdu. Antoine, ledit assureur, la raconte à Léon, son fils, à travers des sommes qui fluctuent au grè de la vie elle-même ; c’est des francs, c’est de l’euro, c’est du 6 chiffres et des centimes. Il y est question des inexorables criards, de figure parentale, d’incapacité à se laisser aller à l’amour, à ses modicités et à ses grandeurs. C’est une farandole de vie, assombrie au fuseau du malheur. En somme, un triptyque poignant, gare à vos tripes.

Du titre oxymorique, on imagine la finance enroulant lascivement sa jambe autour de la taille des passions. On charge une journaliste d’écrire l’autobiographie d’une banquière. On la leste en somme de ce qu’on attribue à une autre ; elle devient ce qu’on appelle un nègre littéraire ou ghost writer en anglais. Au cours de leurs entretiens, Anna, la banquière en question, semble bien plus concernée par son ménage que par la finance, sujet du livre.

C’est le récit d’une femme dégrafant les pétales de son insolence, un bourreau du travail qui, en butte à un foyer au bord de l’implosion, applique la finance à sa vie de famille qu’elle modélise en montage financier, méticuleusement, en spéculations, matrices et évaluation de risques. On goûte le poétique de cette naïve volonté du contrôle. C’est du trading sentimental.

Ce livre est ludique mais tout en véracités. Il est écrit comme aurait pu l’être un manuel de développement personnel, à la deuxième personne du singulier. Le lecteur est assimilé à  un anti-héros excédé par sa pauvreté qui devient un petit rouage du système, de ses corruptions, de ses altérités. Le pays où se déroule la trame de ses petitesses est, sans doute possible, celui, natal, de Mohsin Hamid. Le Pakistan. Où ceux qui ont la mainmise sur les richesses manipulent derrière un verre sans tain. Comme partout.

Livre intimiste, léger, à l’originalité et au ton décapants, il se lit comme on survole nos vies. Avec la légèreté que donne l’humour à ce qui ne fait rire que les comptes en banque. Et pas les nôtres.

6 choses à savoir sur la reine du désert OUM

Musique

MUSIQUE – Pour la tournée de son tout dernier album ZARABI, la talentueuse OUM fait escale au Maroc et se produit  le 4, 5 et 6 Mai prochains dans trois villes : Rabat, Tanger et Casablanca. De quoi faire plaisir aux fans les plus séduits par la musique sensuelle, authentique et surtout envoûtante d’une artiste sans précédant.

OUM se démarque par une musique enracinée dans les sonorités hassani du désert avec des influences variées faisant apparaître du jazz, de l’afrobeat, du soul mais aussi de la musique soufie. OUM refuse de se mettre l’étiquette d’un genre particulier en se forgeant une identité spéciale. Découvrez donc ces 7 réalités à savoir sur l’artiste, reine du désert :

1- OUM a laissé de coté  ses 6 années d’études à l’Ecole Nationale d’Architecture (ENA) de Rabat pour se consacrer à sa passion

OUM a intégré l’ENA en 1996 pour la quitter en 2002 afin de lancer sa carrière musicale. Au depart, elle s’est contentée de faire des apparitions en reprenant des chansons de grandes artistes comme Aretha Franklin dans un registre soul ou encore Whitney Houston. Un peu plus tard, OUM a décidé de chanter en darija en sortant son premier album Lik’Oum en 2009.

2- En plus de son talent pour le chant , OUM écrit et compose sa musique par elle même

Sur scène, OUM est accompagnée de musiciens passionnés et offre au public une escapade merveilleuse dans l’univers de l’artiste : Patrick Marie-Magdelaine guitariste d’origine guyanaise, Damian Nueva-Cortes contrebassiste cubain et Patrick Goraguer batteur, percussionniste parisien.

3- OUM est native de Casablanca mais elle a des origines sahraouies par son père, ce qui explique ses tendances à la musique Hassani

Mais aussi ses tendances afrobeat et jazz. D’ailleurs, durant ses premières apparitions l’artiste a exhibé la force de sa voix en interprétant des chansons du répertoire de la grande chanteuse jazz, Ella Fitzgerald.

4- OUM a écrit la chanson Taragalte suite à son grand coup de cœur pour le Festival Taragalte qui se déroule à M’hamid El Ghizlane dans le sahara au sud du Maroc

Créé en 2009 par des jeunes marocains d’origine nomade saharienne, le Festival Targalate est une célébration de l’héritage culturel et de la musique traditionnelle du désert. En 2013, OUM a été la marraine du Festival dans sa quatrième edition : « De tous les Sahara que j’ai visités au Maroc, c’est avec celui-ci [M’hamid] ou j’ai eu une belle histoire », avait-elle déclaré.

5- Son dernier opus ZARABI a été enregistré en plein désert

Sorti en septembre 2015, ZARABI est un bijou que OUM et sa superbe troupe ont concocté avec beaucoup de passion : l’album a été enregistré à la belle étoile à M’hamid El Ghizlane, OUM et ses musiciens ont certainement profité de la splendeur du désert comme on le vois bien dans le teaser de l’album.

6- ZARABI est aussi un hommage aux femmes marocaines tisseuses de tapis du sud marocain

ZARABI, comme son nom l’indique et qui veut dire tapis en arabe, est une dédicace spéciale de OUM pour les femmes du sud marocain tisseuses du tapis traditionnel, boucherouites. Un album riche en sonorités avec un minimum d’arrangement et sans effets !

World Press Photo 2017: Découvrez LA photo de l’année

Arts

2016 a été une année remarquable. Entre joies et violences, guerres et changement, crises et révolutions, on peut toujours compter sur les photographes à travers le monde pour immortaliser ces moments et enrichir l’archive historique.

La 59e édition du World Press Photo, qui s’est tenue ce Lundi 13 février a su rendre hommage à ces militants artistiques en primant les meilleurs clichés de l’année, et l’on peut vous dire que chaque photo porte en son sein un message significatif, une illustration poignante de ce que 2016 a apporté au monde.

Près de 5000 photographes ont proposé pas moins de 80 000 photos au Word Press Photo, toutefois le titre tant attendu de la photo de l’année a été remporté par le photojournaliste turc Burhan Ozbilic, qui a su capturer l’assassinat de l’ambassadeur Russe à Ankara survenu le 19 décembre dernier. Surprise de l’édition? Pas vraiment, quand on sait que c’est une façon du jury de militer, de dénoncer sans confronter toutes les cruautés dont le monde a du témoigner, de condamner « la haine de notre époque ».

 

Une décision qui a d’ailleurs divisé le jury, dont un des membres souligne qu’il a voté contre puisqu’il s’agit de« l’image d’un meurtre, montrant l’assaillant et sa victime, tous les deux dans la même image; c’est moralement aussi problématique que de publier une image de décapitation! »

Sur une note plus légère, on retrouve également la photo de la première équipe gay-friendly de Toronto, où trois joueurs répètent pour un Drag Show annuel de l’équipe dans le but de lever des fonds.

On vous laisse d’ailleurs avec la série de clichés -sombres mais réalistes- primés par le prestigieux concours, clichés qui poussent à une reconsidération du métier de photographe d’un œil nouveau:

« Afrique en Capitale », prochainement à Rabat

Musique

Un événement inédit!

Rabat s’apprête à accueillir la culture contemporaine africaine, avec sa richesse et sa diversité, pour une période d’un mois, du 28 mars au 28 avril prochains. Cet événement, un rendez-vous culturel prometteur qui mettra la capitale marocaine en effervescence, s’aligne avec la vision de sa Majesté du développement continental, et l’intégration récente du Maroc de l’Union Africaine.

L’« Afrique en Capitale » ambitionne d’accueillir des artistes originaires de plus de 30 pays africains dans plusieurs disciplines. Concerts et expositions, Street Art et projections de films, photographie et conférences… La culture et l’art contemporain africains seront à l’affiche!

Plusieurs opérateurs culturels institutionnels et privés participent à l’organisation et l’accueil de cette manifestation culturelle de grande envergure, dont la Fondation Nationale des Musées qui a initié le projet, mais aussi la Bibliothèque Nationale du Royaume, l’Institut des Etudes Africaines, La fondation ONA, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel et du Cinéma, la Fondation CDG ou encore la Fondation Montresso, en plus des organes gouvernementaux tels que le ministère de la communication ou encore le ministère de la Culture.

Déterminé de positionner Rabat en tant que grande capitale culturelle vibrante et diversifiée, le Maroc est en passe d’accueillir l’événement phare de l’année, qui le propulsera aux devants des scènes culturelle continentale et internationale.

Nous partagerons avec vous le programme détaillé de ce mois dès sa diffusion suite à une rencontre programmée le 7 mars 2017 à la salle de conférences du Musée Mohamed VI d’art Moderne.

L’International Theatre of New York à l’Uzine!

Cinema

Une première au Maroc! Le stage intensif de Method Acting dirigé par Robert Castle se tiendra du 10 au 21 Avril à l’espace culturel l’Uzine à Aïn Sebaa, Casablanca. Ce stage d’acting basé sur l’Actors Studio Method est un événement inédit au Maroc, et 10 des 16 participants seront pris en charge par la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi ainsi que l’Ambassade des Etats-Unis.

Ce stage sera mené par Robert Castle et son équipe. Directeur de l’International New York Theatre, Robert Castle organise des stages dont l’enseignement est basé sur la Castle Acting Technique, axée avant tout sur le développement organique du personnage par l’imagination, la mémoire sensorielle et l’intelligence intrinsèque du corps. Le metteur en scène et professeur d’art dramatique pendant 15 ans à Lee Strasberg Theatre & Film Institute de New York a dirigé plus d’une centaine d’ateliers en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique Latine. En tant qu’acteur, il a travaillé avec un grand nombre de comédiens dont Sean Penn, Jeff Goldblum, Michelle Pfeiffer, Brooke Shields ou encore Jane Fonda.

Le stage se déroulera en anglais. La comédienne Anne-Bérengère Pelluau assurera la traduction simultanée, tandis que la comédienne Violette Pouzet-Roussel assurera l’organisation journalière du stage.

Mawazine 2017: Une inauguration de taille pour sa 16ème édition

Musique

Comme chaque année, Artisthick vous assure la couverture du festival Mawazine Rythmes du monde! Entre oriental et occidental, chaabi et danse africaine, nous vous offrirons un regard personnalisé sur vos concerts favoris.

Cette 16ème édition du festival était très attendue à l’échelle nationale et internationale, et pour cause: une panoplie d’artistes d’envergure au programme! Les fans de tous les genres se régaleront; entre Nick Jonas et Majid Al Mohandis, ou encore Rod Stewart et Charles Aznavour, Mawazine a veillé à satisfaire tous les goûts (plus ou moins).

Hier soir a eu lieu l’inauguration des différentes scènes du festival. Charles Aznavour, virtuose de la musique française et nommé Entertainer of the Century a livré une performance inoubliable devant une salle comble venue assister à 70 ans de renommée et de carrière inégalables. En concert intimiste, les fans de la légende française ont eu l’occasion d’écouter les grands tubes de cette dernière, dont Je Voyage ou encore Tant que l’on S’aimera. Une performance artistique profonde, digne du grand théâtre MV!

A l’OLM Souissi, une autre star régalait ses fans venus nombreux pour assister à son concert: Ellie Goulding! En plus d’une performance énergétique et dynamique (l’artiste s’étant littéralement déchaînée sur la scène), la star britannique a offert un show mémorable à ses fans à travers un jeu de lumière réussi, un lancer de confettis surprise et une interactivité de sa part rarement présentée par d’autres artistes. Certains ne la trouveront pas à leur goût certes, mais l’artiste aux 13 millions de fans sur Instagram a fait l’unanimité quant à la performance qu’elle a offert à son public marocain. Des tubes qui lui ont permis de se faire une place dans l’univers musical international comme BurnOutside ou encore le célèbre Love me Like you Do ont été interprétés.

 

Dans un autre registre, la scène de Salé a connu un flux important de festivaliers venus notamment assister à la performance de Tahour et Fatima Zohra Laaroussi, connus pour enflammer les scènes durant leurs spectacles à travers leurs tubes aux allures entraînantes.

Enfin, la scène de Nahda a accueilli Sami Yusuf, britannique au registre plus conservateur mais pas moins enchantant, qui a su satisfaire un nombre conséquent de festivaliers venus assister à sa performance et l’encourager.

En finale, une inauguration bien réussie pour la 16ème édition de Mawazine! Stay tuned, des articles résumant vos concerts favoris sont à venir.

Nile Rodgers: J’aurais aimé être invité à Mawazine plus tôt!

Musique

Lors de sa conférence presse, quelques heures avant son concert à OLM Souissi, Nile Rodgers, artiste américain et membre de l’illustre groupe Chic qui a rencontré un succès mondial depuis la fin des années 70s, a parlé de l’expérience Mawazine, de ses meilleurs collaborations ainsi que des liens qu’il a tissé tout au long des années avec plusieurs artistes à travers le monde entier. Un vrai artiste de la diversité!

Questionné sur le Maroc et l’expérience Mawazine, Nile Rodgers n’a pas caché son enthousiasme quant à la participation à cette 16ème édition. « J’ai entendu parler du festival à travers d’autres artistes, et je dois dire que c’est un honneur de visiter le Maroc et de participer à Mawazine… Je me demande d’ailleurs pourquoi ça leur a pris tout ce temps pour m’inviter! ». Quant à ses fans marocains, l’artiste est clair. « Je ne joue pas pour moi-même, ce serait insensé… Je joue toujours pour l’ensemble, et j’ai toujours dit que le public fait partie intégrante de la performance; si le public n’est pas bon, le show ne sera certainement pas à la hauteur. »

Au vu de ses diverses collaborations avec des artistes de renom tout au long de sa carrière, l’inévitable question concernant ses trois meilleurs collaborations a été posée. Sans réfléchir, sa première réponse a été de citer sa collaboration avec David Bowie. « Nous avons produit ce disque par nous-mêmes, je n’avais pas de maison de disque, il n’en n’avait pas non plus, et c’est ce qui rend cette collaboration si spéciale. Ça nous a d’ailleurs pris 17 jours pour la production; un record pour moi! ». Pour sa deuxième collaboration, Rodgers cite Sister Sledge, célèbre groupe de disco américain formé au début des années 70s. « Ma deuxième meilleure collaboration était avec Sister Sledge; on ne les connaissait pas, et ça nous a pris du temps pour comprendre leur musique et leur dynamique. Mais dès que ça a été fait, notre collaboration a été plus que satisfaisante! » Enfin, la troisième place revient à « un mixte entre Lady Gaga et Daft Punk ».

Enfin, Rodgers parle des divers liens qu’il a pu tisser tout au long de sa carrière, avec plusieurs artistes à travers le monde entier. « Où que j’aille, que ce soit en Turquie, en Suède… J’ai des contacts avec les artistes locaux, de par mes collaborations passées avec eux. J’aime beaucoup expérimenter, et donc avoir des relations partout où je vais est important pour développer mes horizons artistiques. »

Chic w/ Nile Rodgers nous promet un concert retentissant et interactif ce soir; une performance à ne pas rater pour les férus de Disco/Funk!

Elefhteria Arvanitaki: Une belle découverte héllénique

Musique

Fort symbole de la culture R’batie, le Théâtre Mohamed V est peut être la scène qui illustre le plus l’esprit de Mawazine, dont la vocation première est de réunir les rythmes du monde. Outre un décor très travaillé, l’atmosphère intimiste qu’il confère à chaque concert rend le théâtre la destination phare des amateurs de découverte et d’exploration.

Le 14 Mai, ce théâtre a vu la performance enivrante d’Elefhteria Arvanitaki, véritable icône de la scène musicale grecque. Le concert avait des airs de soirée intimiste puisqu’il ne comptait que quelques fans, dont une grande partie grecs, venus de loin encourager l’artiste.

Elle a commencé sa carrière en 1980 avec le groupe Opisthodromiki Kompania – Compagnie rétrograde. En août 2004, elle a participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’Athènes.

Le groupe a amorcé le show avec des sons calmes et romantiques, une musique douce et envoûtante, pour ensuite passer à des sons plus dynamiques, plus entraînants, plus grecs. Avec une voix au timbre unique et délicat, une performance légère tout en gardant une certaine profondeur et sensualité, mais aussi le jeu incroyable d’instruments qui l’accompagnaient (Mention spéciale de Dimitri Tsakas, saxophoniste hors pair)en plus du jeu de lumière opportun ont fait du spectacle une performance inoubliable qui en a marqué plus d’un.

En somme, une très belle découverte musicale qui mérite son titre de référence de la poésie et du chant helléniques, y mêlant avec brio plusieurs influences du jazz et de la variété. Une mélodie qui, sans certes en comprendre les mots, nous transporte dans l’univers traditionnellement dynamique de la Grèce.